En France, une personne sur cinq ne répond pas au téléphone ou filtre les appels

·2 min de lecture
Un smartphone - Image d'illustration  - Kazuhiro Nogi - AFP
Un smartphone - Image d'illustration - Kazuhiro Nogi - AFP

Veuillez laisser un message après le bip sonore... Les conclusions d'une toute récente étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) sont paradoxales. Selon ces travaux, à date, plus de 99% de la population français âgée de 15 ans et plus est en possession d'un téléphone, fixe ou portable. 95% détiennent un téléphone mobile et 77% un smartphone.

17% des détenteurs de fixe ne décrochent jamais

Pourtant, malgré ces nouvelles technologies, de plus en plus de Français se refusent de répondre lorsque quelqu'un tente de les joindre. Dans le détail, 17% des possesseurs de téléphones fixes assurent ne jamais répondre et 26% ne décrochent que lorsqu'ils connaissent le numéro. Chez les détenteurs de mobiles, 2% ne décrochent jamais et 30% filtrent systématiquement les appels entrants.

Toujours selon cette enquête de l'Insee, le taux de filtrage varie de manière conséquente avec l'âge. Il oscille en effet entre 17% et 21% entre 15 et 74 ans, mais passe à 32% au-delà. En moyenne, sur l'ensemble des classes d'âge, ils sont ainsi 20,2%, soit un Français sur cinq, à filtrer ou refuser systématiquement un appel.

D'autres point sont pris en compte, le filtrage ou le refus de décrocher est également plus présent chez les hommes (+28 points par rapport aux femmes), dans l’unité urbaine de Paris (+16 points par rapport à la province), chez les personnes de nationalité étrangère (31 points de plus) ainsi que parmi les personnes ne disposant pas d’accès à Internet à domicile (+44 points).

876450610001_6293509302001

L'habitude de l'écrit

Selon le quotidien Le Parisien, qui s'est penché sur cette étude, les raisons de ce désamour pour la conversation téléphonique peut justement être dû à l'arrivée des nouvelles technologies, qui permettent une communication plus aisée à l'écrit.

"Il y a un effet de saturation. Car nous sommes de plus en plus connectés. Il y a souvent de l'embarras, des malentendus liés au mode synchrone de la communication par téléphone. Nombreux sont ceux qui préfèrent la communication asynchrone, par écrit sur Messenger, Snapchat ou WhatsApp", souligne Pascal Lardellier, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université de Bourgogne, auprès du quotidien.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles