France, Irlande du Nord, Moldavie : les informations de la nuit

GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Budgets : Élisabeth Borne dégaine pour la 5e fois le 49.3. La Première ministre a engagé lundi une nouvelle fois la responsabilité de son gouvernement sur un texte budgétaire à l’Assemblée : elle a déclenché le 49.3 après seulement trois heures de débat sur la partie recettes du projet de budget 2023 de la Sécurité sociale. Le texte prévoit des mesures sur la prévention ou encore les déserts médicaux. Les députés LFI ont aussitôt annoncé le dépôt d’une nouvelle motion de censure qui devrait être effectif mardi. “Alors que les 49.3 sont dégainés les uns après les autres en mode open bar sans créer de réelle émotion en dehors de l’Assemblée, Emmanuel Macron semble avoir endormi tout le monde”, estime Le Temps. Le président semble “surfer […] sur l’incapacité des partis et des syndicats à mobiliser aussi bien que des mouvements spontanés, comme ceux des Gilets jaunes”, devenus “inaudibles, incapables de ranimer leur flamme convulsive”. Pour le journal helvète, “cette fin d’année aura bien marqué l’échec de la stratégie mélenchoniste de l’embrasement à court terme”.

Londres veut diminuer les salaires des députés nord-irlandais. Le gouvernement britannique a présenté lundi au Parlement un projet de loi pour réduire les indemnités des élus de Stormont après des mois de paralysie de l’assemblée locale en raison de désaccords post-Brexit, rapporte la BBC. Le texte qui inscrit également le report de la date limite pour que les différents partis à Belfast s’entendent et forment un exécutif, prévoit de diminuer de plus d’un quart les revenus des députés tant que l’assemblée reste paralysée. “Actuellement, (les députés) ne sont pas en mesure de remplir la totalité de leurs responsabilités, donc il est normal que nous agissions pour réduire leurs salaires”, a déclaré le ministre britannique en charge de la province, Chris Heaton-Harris. Au cœur des désaccords, le protocole nord-irlandais, négocié au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Le blocage politique est dû au fait que le parti unioniste DUP, opposé aux dispositions du protocole, refuse de participer à l’assemblée locale tant que celui-ci n’est pas largement modifié, empêchant la formation d’un exécutif qui doit être partagé avec les républicains du Sinn Fein, vainqueurs des élections en mai.

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