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La France insoumise à l’hommage du 7 octobre pour les victimes de l’attaque du Hamas divise la majorité

POLITIQUE - Les membres de LFI ont-ils raison de venir à l’hommage national aux victimes du 7 octobre ? Les membres de la majorité ne répondent pas la même chose lorsqu’on leur pose la question. Plusieurs familles de victimes françaises des attaques commises par le Hamas le 7 octobre dernier en Israël ont demandé à Emmanuel Macron d’exclure la France insoumise (LFI) de l’hommage qui se tiendra ce mercredi 7 février à Paris. Mais le parti radical de gauche compte bien s’y rendre.

« Le président de la République a décidé de nous inviter, à partir de ce moment-là et parce que je pense que c’est important d’être présent », a justifié Manuel Bompard sur Sud Radio ce 5 février. « Je peux même comprendre leur réaction, je veux les rassurer » a affirmé le coordinateur national du parti, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Mathilde Panot a confirmé que le chef de l’État a invité les présidents de groupe, comme le veut le protocole. « Chacun doit apprécier l’opportunité de sa présence » a ajouté la présidente du groupe insoumis à l’assemblée.

« Un cynisme absolu »

Mais la question de leur venue crée des remous dans la majorité. La ministre des relations avec le Parlement a défendu l’invitation du président de la République. « Il n’y a pas de raison qu’ils ne puissent pas [venir] », a tranché Marie Lebec sur France 3 le 4 février. « Il n’y a pas de tri, ni organisé, ni souhaité par l’exécutif puisque dans le cadre d’un hommage républicain, on invite l’ensemble des forces qui sont représentées dans les deux chambres, » a-t-elle ensuite expliqué.

Sauf que cette position n’est pas reprise tel quelle par la porte-parole du gouvernement. « Sont-ils en responsabilité ? Moi je ne comprendrais pas qu’ils aient l’audace de venir, je le dis franchement, » disait la porte-parole Prisca Thévenot sur Sud Radio le 1er février.

« Moi je trouve que c’est d’un cynisme absolu que de prétendre participer à cet hommage » a abondé Maud Bregeon ce 5 février sur France 2. La porte-parole de Renaissance reconnaît qu’un cadre a été fixé par le président de la République mais qu’à son sens, « ils feraient mieux de rester chez eux ».

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