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François Rebsamen : « Être ministre, aujourd’hui, ce n’est plus rien ! »

Le maire de Dijon François Rebsamen soutient la liste macroniste aux européennes  - Credit:DR
Le maire de Dijon François Rebsamen soutient la liste macroniste aux européennes - Credit:DR

François Rebsamen est un peu contrarié. Le club de son cœur, le Dijon Football Côte-d'Or, ne pointe qu'à la cinquième place du classement de National, la troisième division, bien loin de ses années fastes en Ligue 1. Pour cet amoureux du foot, capable de donner la plupart des noms des stades français, c'est un crève-cœur. Mais c'est sans doute le seul.

« Rebs » va bien. Il y a sans doute ces douleurs qui, chaque jour, lui rappellent ce cancer des poumons vaincu il y a six ans. « Je peux me baigner dans l'eau froide, je ne sens plus rien ! » se marre le maire de Dijon. À part ça, l'ex-ministre du Travail de François Hollande porte toujours beau, le teint hâlé, la ligne affûtée, et toujours cette allure de chanteur de rock des années yé-yé.

Pour les européennes, Rebs soutient Renaissance

À 72 ans, Rebs s'active. Il vient tous les mardis à Paris et pose ses affaires au Novotel de la gare de Lyon. Il travaille et reçoit dans l'une des alcôves de bois clair situées au premier étage, dans l'espace coworking de l'hôtel. François Rebsamen, qui carbure au Coca Zero et à l'eau de Vichy, est une sorte de cumulard : il est aux commandes de Cités unies de France (qui assure la promotion des collectivités locales à l'étranger) et du Conseil national des économies régionales (qui coordonne les agences de développement économiques), il dirige depuis vingt-cinq ans Dijon et sa communauté urbaine, il préside enfin la Fédération progressiste, une sorte de club à tendance social [...] Lire la suite