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François Baroin demande à l'État de payer le nettoyage après avoir "laissé faire" les agriculteurs

Dans une interview à l'Est Éclair, le maire LR de Troyes s'agace des dégradations laissées par les agriculteurs ces dix derniers jours. Il veut que l'État assume le coût de la colère.

Lisier, gravats, "amiante"... Les agents de la commune de Troyes (Aube) ont commencé à nettoyer les déchets déversés durant les manifestations des agriculteurs ces dix derniers jours. Des "déversements conséquents" qui coûtent cher à la ville: de 300.000 à 400.000 euros de coût de nettoyage, selon le maire de Troyes, François Baroin.

Dans une interview à L'Est Éclair, il demande à l'État de payer les réparations et la remise en état après avoir "laissé faire" les agriculteurs:

"Puisque l'État laisse faire, qu'il assume jusqu'au bout", a appuyé l'élu encarté chez Les Républicains, ciblant plus particulièrement le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Le maire dit préparer un courrier à la préfecture de l'Aube, qui sera à son tour chargée de remonter ses griefs jusqu'au ministère de l'Intérieur. Il entend demander "dans quelles conditions l'État va assumer une partie, si ce n'est la totalité du nettoyage".

Une aide qu'il juge naturelle: "c'est l'État qui était ciblé, ce n'est pas au contribuable local de payer la facture".

Un coût global indéterminé

Combien coûtera cet épisode de colère sociale à la France? Difficile à dire. Le gouvernement a annoncé débourser 400 millions d'euros pour répondre à la colère des agriculteurs. Mais cette enveloppe ne prend pas en compte le coût des dégradations ou de l'arrêt économique lié au blocage de plusieurs autoroutes.

Rien qu'en Bretagne, par exemple, la facture pourrait culminer à un million d'euros. Comme l'explique la Direction interdépartementale des routes de l'Ouest à France Bleu, deux semaines de nettoyage et de remise en état des chaussées sont à attendre.

"On parle de centaines de milliers d’euros par département. On va demander à ce que ça n’obère pas notre budget d’entretien et de modernisation du réseau", annonce Frédéric Lechelon, le directeur du réseau.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Agriculteurs : Ils rentrent à la maison