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En Finlande, un enfant tué dans une fusillade dans une école, un suspect âgé de 12 ans interpellé

En Finlande, un enfant tué dans une fusillade dans une école, un suspect âgé de 12 ans interpellé

Le traumatisme des fusillades ressurgit en Europe. La Finlande s’est réveillée en découvrant le drame terrible survenu à Vantaa, près d'Helsinki, où un jeune garçon armé a été arrêté après des coups de feu tirés sur plusieurs élèves dans une école. Le suspect de la fusillade est seulement âgé de douze ans. Le même âge que les trois victimes. À midi, le premier bilan fait état d’un enfant mort et deux "gravement blessés".

Exprimant ses condoléances, le Premier ministre Petteri Orpo a évoqué une crise de santé mentale qui frappe la jeunesse du pays.

"Il est évident que trop de jeunes, même 1 sur 3, ont connu des difficultés de santé mentale à un moment de leur vie. Nous devons pouvoir intervenir plus tôt sur ces questions. Nous y travaillons en permanence. Mais en ce qui concerne cet incident, nous l'examinerons de manière très approfondie et nous en tirerons les conclusions nécessaires plus tard" a t'il déclaré lors de la conférence de presse mardi après-midi.

Le suspect mineur interpellé

La police enquête sur les circonstances et les motifs de la fusillade. Le tireur présumé a été arrêté dans la région d'Helsinki après l'attaque. Selon les forces de l'ordre, l'arme utilisée était sous licence d'un de ses proches.

Selon une information de la télévision locale Yle, confirmée par la police, il s’agit d’un élève de l’école visée. "Le suspect a reconnu l’acte lors de l’entretien préliminaire", ont assuré les autorités lors d’une conférence de presse.

Les enfants ont été gardés dans leur classe et les parents affluent en nombre à l’école, où ils sont pris en charge par des policiers, selon Yle. Une cellule de crise réunissant les personnels de l’école et de la municipalité a été mise en place, selon les médias finlandais.

Traumatismes de 2007 et 2008

À Vantaa, quatrième plus grande ville de Finlande, impossible ce mardi de ne pas voir ressurgir le spectre des fusillades en milieu scolaire qui ont traumatisé la population dans les années 2000.

En novembre 2007 d’abord, lorsqu’un homme de 18 ans avait ouvert le feu dans un collège-lycée de Jokela, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale Helsinki, tuant huit personnes : le directeur, l’infirmière et six élèves. Un an plus tard, en septembre 2008, une fusillade avait cette fois eu lieu dans une école professionnelle de Kauhajoki, perpétrée par Matti Juhani Saari, 22 ans, tuant dix personnes. Après ces deux fusillades, les tireurs s’étaient suicidés.

Selon la revue Journal of Scandinavian Studies in Criminology and Crime Prevention, des centaines d’écoles ont depuis été menacées d’actes similaires, où les problèmes de santé mentale sont à chaque fois pointés du doigt pour leur rôle direct ou indirect dans les fusillades.