Financement libyen: pour le PNF, les charges contre Nicolas Sarkozy "ne se limitent pas aux déclarations" de Ziad Takieddine

Sarah-Lou Cohen avec Jeanne Bulant
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Ziad Takieddine, en avril 2013. - -
Ziad Takieddine, en avril 2013. - -

Au lendemain du revirement du principal accusateur de Nicolas Sarkozy dans l'affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007, le parquet national financier (PNF) déplore les accusations proférées à l'encontre du juge d'instruction Serge Tournaire, estimant qu'elles sont "dépourvues de tout fondement". Le PNF précise aussi que les charges qui pèsent contre Nicolas Sarkozy ne se limitent pas aux précédentes déclarations de Ziad Takieddine.

"Les mises en examen intervenues dans ce dossier s’appuient, conformément aux dispositions du code de procédure pénale, sur des indices graves ou concordants qui ne se limitent pas aux déclarations d’une seule personne", écrit le procureur Jean-François Bohnert.

L'homme d'affaire franco-libanais avait déclaré avoir servi d'intermédiaire au financement libyen de la campagne électorale de 2007 en faveur de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Ziad Takieddine "interrogé à six reprises"

"Les interrogatoires de M. Ziad Takieddine dans le cadre de l’information judiciaire en cours ont été effectués par un ou plusieurs juges d’instruction en présence d’un greffier et de l’avocat de M. Takieddine", a réagi le procureur de la République financier jeudi dans un communiqué.

Dans ce document, le parquet national financier souligne aussi que Ziad Takieddine a été "interrogé à six reprises par différents juges d’instruction y compris après le départ de M. Serge Tournaire", et qu'il n'est "n’est jamais revenu sur ses premières déclarations".

"À chaque fois, M. Takieddine a disposé de tout le temps nécessaire pour relire ses procès verbaux d’auditions avant de les signer. Il n’a jamais formulé la moindre observation sur le déroulement de ses interrogatoires", ajoute-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com