Le fils aîné de Bolsonaro se réjouit du vote massif pour son père et appelle à ne pas baisser les bras

Brazilian Senator Flavio Bolasonaro, son of President Jair Bolsonaro, gestures as he leaves Planalto Palace in Brasilia, on October 4, 2022. - Brazil's bitterly divisive presidential election will be decided in a runoff on October 30 as incumbent Jair Bolsonaro beat first-round expectations to finish a closer-than-expected second to front-runner Luiz Inacio Lula da Silva in the October 2 first round. (Photo by EVARISTO SA / AFP)
EVARISTO SA / AFP Brazilian Senator Flavio Bolasonaro, son of President Jair Bolsonaro, gestures as he leaves Planalto Palace in Brasilia, on October 4, 2022. - Brazil's bitterly divisive presidential election will be decided in a runoff on October 30 as incumbent Jair Bolsonaro beat first-round expectations to finish a closer-than-expected second to front-runner Luiz Inacio Lula da Silva in the October 2 first round. (Photo by EVARISTO SA / AFP)

BRÉSIL - À défaut du père, c’est le fils qui s’est exprimé. Ce lundi 31 octobre, Flavio Bolsanaro a pris la parole sur Twitter pour commenter la défaite la veille de son père, Jair Bolsonaro, lors du second tour de l’élection présidentielle brésilienne face à Lula.

« Merci à tous ceux qui nous ont aidés à sauver le patriotisme, ont prié, sont descendus dans la rue, ont sué pour ce pays qui travaille et ont donné à Bolsonaro le plus grand vote de sa vie ! Levons la tête et n’abandonnons pas notre Brésil ! Dieu est aux commandes ! », a écrit le sénateur de 41 ans, fils aîné de Jair Bolsonaro, pour ce qui constitue une première réaction officielle dans le clan familial.

Après avoir perdu dimanche avec une marge étroite (50,9 %-49,1 %), le chef de l’État en exercice - jusqu’à la passation de pouvoir au 1er janvier - s’était isolé dans sa résidence officielle d’Alvorada à Brasilia. Et n’a donc pas encore pris officiellement la parole pour reconnaître sa défaite.

Il s’est rendu ce lundi matin au Palais du Planalto, le siège de la présidence, sans faire la moindre déclaration.

Ce lourd silence, dont Lula avait dit être « inquiet » dimanche soir, rappelait à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro avait maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s’il perdait.

De nombreux axes routiers bloqués dans le pays

Par ailleurs, ce lundi, des chauffeurs routiers et autres manifestants bloquaient de nombreux axes du pays, certains affichant clairement protester contre la défaite de Jair Bolsonaro face à Lula.

Les autoroutes d’au moins 12 États (sur 27) ont enregistré des blocages dans la nuit et ce lundi matin, selon la police routière fédérale (PRF). Elle indique que « 47 points d’obstruction » subsistent à mi-journée, dont l’autoroute reliant Rio de Janeiro et São Paulo, la capitale économique du pays.

Dans l’État de Santa Catarina dans le sud du pays, où Jair Bolsonaro a obtenu un large soutien, quelques dizaines de manifestants portant des T-shirts jaunes, des drapeaux brésiliens et des affiches avec le visage du président ont bloqué une autoroute avec des camions et d’autres véhicules.

Plusieurs points de passage de l’État agricole du Mato Grosso (centre-ouest), qui a majoritairement voté pour le président d’extrême droite, ont été bloqués dans la matinée « au moyen de pneus en feu et divers véhicules », tels des camions, des voitures ou des camionnettes, a annoncé la Concessionaria Rota Oeste, le gestionnaire d’une autoroute dans cet État.

Dans l’État du Parana dans le sud, lui aussi majoritairement bolsonariste, la PRF a indiqué avoir rétabli la circulation sur au moins huit points de passage aux premières heures de la matinée mais qu’un groupe de manifestants continuait ses actions à d’autres endroits.

Il n’était pas possible à ce stade de savoir si le mouvement était coordonné par un groupe politique en particulier ou si celui-ci était spontané, même si les manifestants affichent clairement leur appartenance au camp bolsonariste défait dans les urnes.

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