Fermeture de l'usine Pilpa de Carcassonne avec 123 licenciements

Les 123 salariés de l'usine Pilpa de Carcassonne, filiale du géant américain de la crème glacée R&R, recevront la semaine prochaines leurs lettres de licenciement et pour certains, des offres de reclassement en Europe, selon la CGT.

La fermeture de Pilpa avait été annoncée le 5 juillet, neuf mois après après son rachat par le groupe R&R, appartenant à un fonds d'investissement américain. Les salariés envisagent de dénoncer en justice le plan social.

"L'usine est tout à fait viable avec la crème glacée. Ils nous ont achetés pour prendre la marque, nos licences pour les glaces Oasis et Disney, et se débarrasser d'un concurrent", proteste Rachid Aït Ouakli, élu CGT au comité d'entreprise. 

Une vingtaine de reclassement

Pilpa appartenait à la coopérative laitière 3A avant d'être vendue à la société américaine. Lors du rachat en 2011, l'entreprise carcassonnaise comptait 156 salariés et un équivalent temps plein de 80 intérimaires, selon le syndicaliste. Retrouver un emploi sera difficile car 45 personnes ont plus de 50 ans, précise l'élu CGT.

Lors de la dernière réunion du PSE vendredi, la direction de l'entreprise a proposé une vingtaine de reclassements en Pologne, Allemagne, Italie ou Royaume-Uni.

Pour justifier la fermeture du site, la direction met en avant la détérioration des résultats du groupe R&R, due à une concurrence accrue et à une augmentation importante du coût des matières premières, et la nécessité de "sauvegarder la compétitivité" du groupe. 

La production devait continuer jusqu'en décembre, afin d'assurer les commandes prises pour les fêtes de fin (...)

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