Quand les femmes dominent le monde

Perverses comme Cléopâtre qui séduisait tous les mâles dominants romains pour préserver son royaume, fanatiques comme Isabelle de Castille qui sponsorisait l’Inquisition et convertissait de force juifs et musulmans, cruelles comme Agrippine, l’impératrice romaine qui éliminait tous ses maris pour que son rejeton adoré, Néron de son petit nom, accède au pouvoir. Pour les historiens, le jugement des siècles est sans appel : au pouvoir, la femme est infâme.

Parangon de la duplicité féminine, sans une once de morale mais surdouée en intrigues, la Chinoise Wu Zetian (624-705) est définitivement hors concours. Cette petite concubine de l’empereur de Chine Taizong parvient à devenir la favorite de son héritier, le faible et fragile Gaozong. Avec elle, tous les coups sont permis. Elle élimine l’impératrice en titre – allant jusqu’à étouffer sa propre fille quelques jours après sa naissance pour accuser sa rivale de meurtre – et prend sa place. Puis elle exile ou fait tuer ses ennemis du clan des Tang, écarte ses enfants du pouvoir et – comble de la mégalomanie – se fait proclamer « empereur » en fondant sa dynastie, celle des Zhou. Tout en instituant un régime de terreur, Wu Zetian désigne une autre capitale pour l’empire, impose de nouveaux idéogrammes, bâtit des temples colossaux et se constitue un harem d’amants vigoureux.

Ça, c’est ce que nous racontent les annales… Oui, mais voilà, elles ont été écrites par des hommes. Férue de bouddhisme, qu’elle contribua à implanter en Chine, et (...)

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