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Féminicide à Montpellier : ce que l'on sait sur la fusillade qui a fait deux morts devant le palais de justice

Selon les médias locaux, un homme âgé de 72 ans aurait tué son ancienne conjointe, avec laquelle il était en procès, avant de se suicider.

La police a rapidement bouclé le quartier autour du palais de justice de Montpellier (Photo : Pascal GUYOT / AFP)

Un effroyable féminicide sous les yeux de plusieurs témoins, immédiatement suivi par un suicide. Ce mardi 20 février en début d'après-midi, deux personnes ont perdu la vie devant le palais de justice de Montpellier (Hérault). Un homme âgé de 72 ans a tué son ancienne conjointe, âgée de 62 ans, d'une balle dans la tête, avant de retourner l'arme à feu contre lui.

Confirmant les informations de Midi Libre et Metropolitain, le procureur de la république de Montpellier a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi. Cité notamment par L'Indépendant, le magistrat a confirmé la piste d'un féminicide. D'après les médias locaux, le drame s'est noué sur le parvis du palais de justice, "entre la grille d'entrée et le poste de sécurité". Muni d'un revolver, l'homme s'était apparemment posté là en attendant que son ex passe à proximité, sachant qu'elle devait se rendre sur place ce mardi.

Il attendait son ex avec une arme à feu

"Elle était en train d'entrer dans le tribunal en s'approchant du sas de sécurité, lui était déjà assis à côté, sur un banc en béton, raconte une avocate témoin de la scène, citée par Midi Libre. Je pense qu'il devait l'attendre. Dès qu'elle s'est avancée, il s'est approché et il lui a tiré à bout portant dans la tête. Il y a eu de suite une énorme flaque de sang, le bruit, les cris..."

"Elle était blonde, la cinquantaine, lui avec des cheveux blancs attachés en queue-de-cheval, poursuit l'avocate. J'ai entendu l'autre détonation une dizaine de secondes plus tard." Toujours selon Midi Libre, le septuagénaire aurait donc dirigé cette fois l'arme contre lui "au niveau de la tête également".

Une audience était prévue ce mardi

Entendue dans tout le palais de justice, la double détonation a évidemment provoqué un mouvement de panique et l'évacuation immédiate du bâtiment. Alors que la police avait bouclé le périmètre autour de l'entrée, "les magistrats et les avocats ont été invités à sortir par les parkings", précise le quotidien régional.

Au cours de la conférence de presse qui s'est tenu ce mardi après-midi, le procureur de la République Fabrice Belargent a par ailleurs indiqué que les personnes qui se trouvaient dans le tribunal au moment des faits ont dans un premier temps été confinées, le temps que la police s'assure de sécuriser les lieux.

Alors qu'une enquête a été ouverte et confiée à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de l’Hérault, le magistrat a confirmé que les deux victimes, divorcées depuis 2016, étaient en procès et étaient toutes deux convoqués ce mardi après-midi au palais de justice. Comme l'explique L'Indépendant, les anciens conjoints devaient initialement "rencontrer le juge des affaires familiales pour la répartition des biens patrimoniaux".

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