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Faux conseiller bancaire, faux support technique, fausses amendes : le gouvernement dresse le bilan des escroqueries en ligne

Les responsables de la plateforme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr ont publié le bilan des escroqueries visant internautes, petites structures et collectivités. Les tendances repérées en 2022 se confirment mais l’intelligence artificielle ne donne pas lieu à des pratiques inédites.

C’est un chiffre dont on ne sait s’il faut s'en réjouir ou s’en féliciter. Avec 3.721.000 visiteurs en 2023, la fréquentation du site Cybermalveillance.gouv.fr se maintient au niveau de celle de l’année précédente (3.799.200). Signe qu’il reste pertinent. Mais aussi que les escroqueries sur internet ou téléphone mobile n’ont pas perdu en intensité.

C’est le premier constat fait par le groupement d’intérêt public (GIP) Acyma, qui opère cette plateforme destinée à aider les victimes de piratage informatique, d’arnaques par SMS, de virus et autre attaque par déni de service. Y compris au travers d’interventions en ligne ou sur place. Il a publié son bilan de l’année 2023 le 5 mars 2024 lors d’une conférence en ligne.

Jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros de préjudice

Contrairement à des organisations comme le Clusif, qui a rendu son propre rapport sur la cybercriminalité en janvier 2024, ou l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi), Cybermalveillance concerne ce qui se passe du côté des simples internautes, des petites entreprises, des associations, des collectivités locales. En l'occurrence, l’immense majorité (93%) des demandes d’assistance émane de particuliers, et celles-ci ont augmenté de 13% par rapport à l’année 2022.

"En 2022, nous avions vu arriver les arnaques au faux conseiller bancaire et percevions que cela allait prendre de l’ampleur. Nous avions malheureusement vu juste", note Jean-Jacques Latour, directeur technique du GIP. Ces escroqueries, qui consistent à leurrer la victime pour qu’elle donne accès à son compte bancaire, ont bondi de 78% en un an dans les demandes d’assistance, pour des préjudices pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Mais elles ont déjà évolué. En 2023, elles passaient beaucoup par des appels téléphoniques. Cette année, ce sont des e-mails de phishing (tout type d'escroquerie confondu, cela reste le vecteur d'attaque dominant) qui lancent l’opération. "Vous recevez d’abo[...]

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