"Quand je fais mes courses, je vais au rayon 'produits bretons'": la réponse de Ferrand à Darmanin

Clarisse Martin
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Richard Ferrand, invité de BFMTV-RMC le 21 octobre 2020. - BFMTV
Richard Ferrand, invité de BFMTV-RMC le 21 octobre 2020. - BFMTV

Ses propos se sont répandus comme une traînée de poudre: Gérald Darmanin a déclaré ce mardi soir, dans l'émission Face à BFM, qu'il avait "toujours" été "choqué de rentrer dans un hypermarché et de voir qu'il y a(vait) un rayon de telle cuisine communautaire", estimant que "c'est comme ça que commence le communautarisme" et ajoutant qu'il s'agissait là de "son opinion".

Une analyse que ne partage visiblement pas Richard Ferrandn, invité de BFMTV-RMC ce mercredi matin. Invité à réagir à cette sortie de l'occupant de Beauvau, le président de l'Assemblée nationale a, a contrario, indiqué que la présence dans les grandes surfaces de rayons consacrés aux produits halal ou casher ne le "choqu(ait) pas".

"Quand je fais mes courses, je vais au rayon 'produits bretons', parce que je suis breton. Et je vais vers les produits du terroir", a répliqué l'occupant du Perchoir.

"Moi dans ma circonscription à Chateaulin (dans le Finistère, ndlr), il y a une grande entreprise qui exporte 500.000 tonnes de poulets par an vers l'Arabie saoudite et c'est du poulet halal. Alors je constate que quand ça permet à des filières entières de vivre, à des entreprises de prospérer, eh bien on considère qu'on s'adapte à la demande du marché, donc ce n'est pas un sujet", a coupé court Richard Ferrand sr notre antenne.

"Pourquoi des rayons spécifiques?" a pointé Darmanin

Mardi soir, Gérald Darmanin avait expliqué comprendre "très bien" que "la viande halal soit vendue dans des supermarchés". "Ce que je regrette, c'est les rayons. Pourquoi je dois faire un rayon différent? J'ai donc le rayon pour les musulmans, le rayon casher puis tous les autres... Pourquoi des rayons spécifiques?" s'est interrogé le ministre, plus tard dans la soirée.

Gérald Darmanin a également pointé "le capitalisme français, mondial" qui aurait selon lui une "responsabilité" dans le communautarisme. "Ce n'est pas parce qu'on a des parts de marché en flattant quelques bas instincts qu'on a rendu service au bien commun", a-t-il jugé.

Article original publié sur BFMTV.com