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F1: Hamilton chez Ferrari, pourquoi c'est le transfert du siècle

Lewis Hamilton au volant d'une Ferrari, c'était un rêve à réaliser pour beaucoup de fans de F1. Après 12 années passées chez Mercedes, et alors que son salaire actuel est estimé à 60 millions d'euros par an, le septuple champion du monde va rejoindre la Scuderia en 2025, annonce la presse anglaise. Pour l'année de ses 40 ans, le Britannique sera vêtu de rouge et le coéquipier de Charles Leclerc. Il s'agit tout simplement du transfert du siècle, peut-être même du plus gros de l'histoire de la discipline reine du sport automobile. À l'ère d'une F1 plus bankable que jamais.

· Un transfert d'un septuple champion du monde

C'est littéralement du jamais-vu. Lewis Hamilton chez Ferrari, c'est tout simplement le plus beau palmarès de l'histoire de la Formule 1 qui change d'écurie. L'arrivée de Michael Schumacher chez Mercedes en 2010, six ans après le dernier de ses sept titres, n'est pas comparable. L'Allemand était sorti de sa retraite après avoir passé trois ans loin des circuits.

Le dernier plus gros transfert est sans aucun doute celui de Sebastian Vettel de Red Bull vers Ferrari en 2015, deux ans après sa quatrième couronne. Avant lui, Lewis Hamilton était déjà un sérieux prétendant à la palme du transfert le plus excitant avec sa signature chez Mercedes en 2013. L'écurie allemande n'était pas encore dans sa meilleure forme, mais le paddock savait que le champion du monde 2008 n'avait pas encore exploité tout son potentiel après ses débuts tonitruants.

Le départ chez Ferrari manque toutefois d'un ingrédient présent dans d'autres grands transferts: Lewis Hamilton s'en va sans être le champion du monde actuel (à moins qu'il n'y parvienne en 2024). C'était en revanche le cas de "Schumi" en 1996, quittant Benetton pour une Scuderia Ferrari en pleine relance. Idem pour Fernando Alonso, qui a bien failli signer un triplé malgré son départ de Renault pour McLaren en 2007. Il convient de ne pas oublier Alain Prost en 1990, passant de McLaren à Ferrari en pleine rivalité avec Ayrton Senna.

· Ferrari peut rivaliser avec Red Bull

Le dernier titre de Ferrari remonte à 2008 (constructeurs) et les déceptions ont été nombreuses depuis. Le cheval cabré s'est même effondré en 2020 avec une piètre 6e place sur 10. Mais depuis 2022, ça va beaucoup mieux. L'an dernier, même si la W14 de Mercedes lui a grillé la 2e place, la SF-23 a affiché de belles performances en n'étant jamais à plus de 0,8% du temps de la pole position et en affichant même une meilleure moyenne en qualifs que Red Bull sur la deuxième partie de saison. Et, même si c'est une rengaine, les échos de pré-saison à Maranello sont bons.

· Ferrari reste Ferrari

À Montréal en 2016, Sebastian Vettel disait: "Tout le monde est un fan de Ferrari. Même quand ils ne le sont pas, ils sont des fans de Ferrari". Même si Red Bull et Mercedes ont gagné en popularité au cours de la dernière décennie grâce à leurs succès, Ferrari reste indétronable et le représentant du sport automobile dans l'imaginaire collectif. Ce qui explique, à titre d'exemple, qu'elle demeure l'écurie la plus suivie sur Instagram avec 13 millions de followers malgré l'absence de titres récents. Et avec Lewis Hamilton, l'héritage déjà colossal va prendre encore un peu plus d'épaisseur.

· Un duo excitant

Le transfert de Lewis Hamilton est aussi séduisant par rapport à la constitution d'un duo redoutable avec Charles Leclerc. Beaucoup se plaignaient ces derniers temps de la faiblesse de certaines paires dans le paddock ou du manque de concurrence au sein d'une même écurie. Dernièrement, les batailles fratricides Hamilton-Rosberg, Ricciardo-Verstappen, Vettel-Leclerc ou encore Hamilton-Alonso ont donné des sueurs froides aux dirigeants concernés.

· Un champion qui n'est pas fini

Depuis la controverse d'Abu Dhabi 2021, Lewis Hamilton n'a plus gagné de Grand Prix. La faute en grande partie au ratage de Mercedes lors de la révolution technique de 2022, conjugué aux prouesses réalisées par Red Bull depuis deux ans. Malgré ces obstacles et la concurrence de George Russell, "King Lewis" a montré plusieurs fois qu'il était encore capable de se battre sur la piste. Il l'a encore prouvé en juillet dernier avec sa pole en Hongrie, mais aussi avec ses 8 deuxièmes places et 15 podiums lors des deux années qui vient de s'écouler. Si ça tourne bien pour lui, Lewis Hamilton peut réussir ce que Vettel et Alonso ont échoué à faire, pour aller chercher un huitième trophée record. Et conclure sa carrière au sommet?

Article original publié sur RMC Sport