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Européennes : Julien Denormandie refuse de mener le camp Macron, le flou s’épaissit autour de la tête de liste

Denormandie refuse, le flou s’épaissit autour de la tête de liste macroniste pour les Européennes (ici Emmanuel Macron en juin 2023 à Bruxelles)
EMMANUEL DUNAND / AFP Denormandie refuse, le flou s’épaissit autour de la tête de liste macroniste pour les Européennes (ici Emmanuel Macron en juin 2023 à Bruxelles)

POLITIQUE - Sans lui. L’ancien ministre Julien Denormandie a exclu ce mardi 13 février de prendre la tête de la liste de la majorité d’Emmanuel Macron pour les élections européennes. Un refus qui épaissit le flou autour de la candidature du camp présidentiel, lequel n’a toujours pas désigné son chef de file.

Ce que disent les sondages à quatre mois des élections européennes

Ministre de l’Agriculture entre juillet 2020 et mai 2022, Julien Denormandie estime qu’une candidature à ce scrutin « n’est pas du tout d’actualité, n’est pas aujourd’hui une question sur la table ». « J’ai d’autres engagements, au profit du climat dans un projet entrepreneurial (...) Je pense qu’on peut servir l’intérêt général d’autres façons qu’uniquement la politique », a-t-il ainsi souligné sur Sud Radio, mettant fin à une rumeur insistante.

Pourtant, le nom de ce soutien de la première heure d’Emmanuel Macron a circulé cet hiver pour Matignon. Premier ministre, « cela fait partie des fonctions qui ne peuvent se refuser, je le crois très sincèrement », a-t-il expliqué. En revanche, tête de liste pour les européennes…

Valérie Hayer, Olivier Véran, Clément Beaune…

Après la nomination de Gabriel Attal à Matignon début janvier et une séquence remaniement qui a duré un mois, le camp Macron cherche toujours le profil idoine pour mener une bataille qui s’annonce – de toute façon – compliquée.

Après Julien Denormandie, ancien ministre de la Ville et du Logement puis de l’Agriculture, qui compte de nombreux partisans dans la majorité présidentielle, plusieurs noms circulent. On peut par exemple évoquer celui de l’eurodéputée Valérie Hayer, qui a succédé à Stéphane Séjourné à la présidence du groupe Renew (Renaissance) au Parlement européen.

Ou celui d’Olivier Véran, l’ancien porte-parole du gouvernement qui s’était mué en bretteur en chef contre l’extrême droite. Sans oublier Clément Beaune, l’ancien ministre des Transports et des Affaires européennes, un compagnon de route du président de la République depuis plus de dix ans, qui l’a notamment conseillé sur les questions relatives à l’Union.

En réalité, la majorité est suspendue à la décision d’Emmanuel Macron. D’aucuns estiment que le temps presse, si l’on en croit les sondages. À quatre mois du scrutin, le Rassemblement national – mené par l’omniprésent Jordan Bardella – est toujours en tête des intentions de vote avec plus ou moins 10 points d’avance sur la majorité présidentielle, et ce quelle que soit la tête de liste testée.

Plus inquiétant encore pour le président : le baromètre mesuré par YouGov pour Le HuffPost juste après le remaniement tend même à montrer un écart qui s’accroît entre le parti d’extrême droite et la coalition qui soutient Emmanuel Macron. Pour rappel, moins d’un point séparait le Rassemblement national du camp Macron, à la sortie des urnes en 2019.

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