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Européennes 2024 : Valérie Hayer ne va pas pouvoir compter sur l’étude de cette ONG écolo pour lui faciliter la tâche

Valérie Hayer photographiée dans l’hémicycle du Parlement européen le 12 mars (illustration)
FREDERICK FLORIN / AFP Valérie Hayer photographiée dans l’hémicycle du Parlement européen le 12 mars (illustration)

POLITIQUE - Voilà qui tombe plutôt mal pour Valérie Hayer, chargée à la fois de rattraper Jordan Bardella qui s’envole dans les sondages et de contenir une possible fuite de l’électorat de centre gauche vers le candidat socialiste Raphaël Glucksmann, en pleine dynamique. Mercredi 20 mars, l’ONG environnementale Bloom (fondée par Claire Nouvian, ancienne de Place Publique) a publié une étude sur le vote des eurodéputés sur les questions environnementales, à travers l’examen de 150 votes et amendements.

Si la conclusion démontre une forte polarisation sur le sujet au sein du Parlement européen, les 15 chercheurs auteurs de cette étude donnent des notes aux différentes forces politiques au Parlement européen, lequel se retrouve ainsi divisé en trois corps : les bâtisseurs, les hypocrites et les casseurs. Et le groupe « Renew » présidé par Valérie Hayer se retrouve dans la seconde catégorie, avec une note globale de 11,9/20.

Des « orientations incohérentes »

« Ce groupe politique ne suit pas un véritable agenda de politique environnementale et représente donc un électron libre au sein du Parlement européen. Cela a créé un défi majeur tout au long de cette législature, car un amendement pouvait difficilement être adopté par la majorité sans le soutien de Renew, tandis que l’orientation de vote de Renew restait imprévisible », détaille l’ONG, qui ajoute : « bien que Renew se présente comme une coalition respectueuse de l’environnement, notre analyse montre que les orientations de vote de ses membres sont très incohérentes ».

Selon ce classement, c’est la gauche du Parlement européen qui obtient les meilleurs scores, avec 19,8/20 pour les Verts, suivis de près par le groupe The Left avec 19,04/20 (auquel appartient Manon Aubry), auquel succède celui des Sociaux et Démocrates (16.6/20), où siège Raphaël Glucksmann.

Pour se rassurer, Valérie Hayer peut toutefois se satisfaire de ne pas apparaître aux côtés des « casseurs », comprenant le groupe PPE où siège l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy et Identité et démocratie (ID), auquel appartient Jordan Bardella et qui « se révèle totalement inadapté aux défis que la politique européenne devra relever pour assurer un avenir vivable à ses citoyens et aux générations futures, mais aussi pour l’emploi à long terme des travailleurs employés dans les secteurs les plus dépendants d’un environnement sain, comme les pêcheurs artisans ».

À noter toutefois que ce groupe d’extrême droite n’est pas le pire élève du Parlement européen en la matière. Celui des conservateurs, où siègent les élus de Giorgia Meloni et où espèrent siéger ceux de Reconquête, obtient 2,5/20. Pas sûr toutefois que ces mauvais scores constituent un handicap pour François-Xavier Bellamy, Jordan Bardella et Marion Maréchal, qui ne se targuent pas de porter au Parlement européen la défense de l’environnement via des mesures ambitieuses.

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