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Européennes 2024 : Génération.s ne rallie personne faute d’union à gauche et annonce faire campagne pour tout le monde

Européennes 2024 : Faute d’union à gauche, Génération.s ne rallie personne mais fera campagne pour tout le monde (photo d’illustration prise pendant les législatives 2022)
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Européennes 2024 : Faute d’union à gauche, Génération.s ne rallie personne mais fera campagne pour tout le monde (photo d’illustration prise pendant les législatives 2022)

POLITIQUE - Ils choisissent de ne pas choisir. Le mouvement Génération.s, co-fondé par Benoît Hamon, ne se remet pas de voir les partis de gauche partir séparés aux élections européennes. À l’issue d’un vote interne dont les résultats ont été dévoilés ce mardi 2 avril, les adhérents ont choisi de ne pas soutenir une liste en particulier mais de mener une campagne pour tous les bulletins de gauche.

À 56 %, « les adhérents ont démocratiquement décidé de ne rallier aucune des listes issues de la NUPES », écrivent les cadres dans un communiqué, et 39 % des votants se sont prononcés pour que le mouvement « prenne parti en faveur de l’une des listes de gauche. »

Dans une gauche désunie, le mouvement Génération.s fait partie des partisans d’une réconciliation. Alors que la question d’une liste commune à la NUPES faisait rage, les quatre députés issus de la formation avaient publié dans Le HuffPost une tribune appelant à l’union pour les européennes. En vain.

« Le message principal que ce vote adresse est le regret devoir les divisions l’emporter à l’occasion de cette élection. (...) Nous refusons, par un ralliement à l’une ou l’autre des listes, de lui donner quitus dans un tel contexte de divisions », écrivent désormais les responsables du mouvement, qui disent vouloir « préserver leur capacité de dialogue » avec l’ensemble des forces de gauche. Dans cet esprit, Génération.s s’engage à mener une « campagne positive », sans soutenir une liste en particulier mais axée autour des « points de convergence (...) davantage que sur les divergences ». Ceci afin que « le bloc de gauche arrive en tête le soir du 9 juin ».

Refermer rapidement « les plaies » des européennes

À ce stade, la liste d’alliance PS/Place Publique creuse l’écart à gauche, avec 10 % d’intentions de vote dans l’enquête d’opinion YouGov pour Le HuffPost du mois de mars. Si elle arrive en troisième position, l’écart avec le Rassemblement national de Jordan Bardella reste néanmoins immense (23 points), tandis que celui avec la liste Renaissance de Valérie Hayer est de 10 points.

« Nos sympathisants, les Français et Françaises de gauche, désespèrent de l’image que nous donnons collectivement. Dans la perspective de 2027, dès le lendemain des élections européennes, nous œuvrerons pour que les plaies liées à l’élection européenne se referment rapidement », écrit Génération.s.

Si les élections européennes ont planté un clou dans le cercueil de la NUPES, le mouvement Génération.s n’en est pas non plus sorti indemne. Ce vote des adhérents intervient après une crise qui a abouti à l’exclusion des deux coordinateurs nationaux Léa Filoche et Arash Saeidi. En cause, un premier vote en ligne mi-février autour de trois propositions : rejoindre la liste LFI avec une place en position éligible, rejoindre la liste écologiste ou ne pas rejoindre de liste. La première option l’avait emporté mais la tenue de ce scrutin interne a ensuite été dénoncé par une partie du mouvement, dont la députée Sophie Taillé-Polian qui siège avec les écologistes à l’Assemblée.

À l’issue, le bureau exécutif de Générations.s a suspendu de leur fonction les deux coordinateurs, remplacés depuis par Ali Rabeh, maire de Trappes, et Hella Kribi-Romdhane, conseillère régionale francilienne. Arash Saeidi figure, lui, en 6e position sur la liste menée par l’insoumise Manon Aubry.

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