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Euronews Witness : la résilience des Ukrainiens, après un an de guerre

Il y a un an, Euronews Witness consacrait un épisode de 25 minutes à l'ouverture de la guerre en Ukraine. Notre reporter internationale Valérie Gauriat a passé deux semaines entre la capitale Kyiv et la ville de Lviv à l'ouest du pays, pour recueillir les témoignages de ceux dont le destin a été brisé par la guerre. Un an plus tard, elle est de retour sur les lieux, transformés par un an de conflit.

Je suis sur la place Maïdan, au cœur de Kyiv," raconte Valérie Gauriat, envoyée spéciale en Ukraine, "à l’endroit même où je me trouvais le premier jour de l’invasion russe de l’Ukraine. Il n’y a presque plus de barricades, les sacs de sable ont disparu, mais ce qui n’a pas changé, c’est bien l’extraordinaire résilience dont continuent à faire preuve les ukrainiens, envers et contre tout".

Essayer de reprendre une vie normale

L’occupation russe a laissé de lourdes traces dans la région de Kyiv. La vie a repris son cours, malgré tout. De retour à l’école, les enfants tentent d’oublier la guerre. Mais elle n’est jamais loin.

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Tymofii Kuchinskyi est lycéen. Il s'entraîne à charger et décharger une arme, sous la supervision de ses professeurs. - Euronews

On a l’impression que la mort se tient au-dessus de nous, à attendre de nous emporter", explique Tymofii Kuchinskyi, lycéen à Kyiv. "Alors quand je m’entraîne à manier les armes, j’ai le sentiment d’avoir de plus grandes chances de vivre."

La reconstruction est en cours dans les villes libérées par les forces ukrainiennes. Partout, des bénévoles viennent en aide à ceux qui ont tout perdu.

Au nord-est de Kyiv, la région libérée de Kharkiv vit toujours au rythme des bombardements. Parmi les habitants, certains font tout pour sauver leur pays.

Changer de métier pour soutenir l'effort de guerre

Nous retrouvons Natalya Poniatovska, dans son atelier à Kharhiv. Avant la guerre, elle exerçait le métier de styliste. Aujourd'hui, elle coud des uniformes militaires pour les troupes ukrainiennes.

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Natalya Poniatovska, autrefois styliste de mode, coud aujourd'hui principalement des uniformes militaires dans son atelier de Kharkiv - Euronews

"Qui aurait pensé qu’on passerait des plumes et des froufrous à ce genre de choses, pour les militaires ?" s'interroge la styliste. Mais pas question de se décourager : "Ce qui motive l’équipe, c’est de gagner. On n'est pas là à attendre la victoire, on travaille à la faire arriverle plus vite possible".

L'intégralité de ce reportage est à retrouver ce vendredi 24 février, dans l'émission Euronews Witness.