"Oui, il y a eu duplicité": face aux députés, Le Drian enfonce le clou de la crise australienne

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Jean-Yves Le Drian au Palais-Bourbon le 2 novembre 2021 - Stéphane de Sakutin
Jean-Yves Le Drian au Palais-Bourbon le 2 novembre 2021 - Stéphane de Sakutin

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Un G20 romain, précédé d'une rencontre symbolique entre Joe Biden et Emmanuel Macron et suivi de l'ouverture, dimanche, de la COP26 à Glasgow. Le week-end a été chargé pour la diplomatie française. Et en ce début de semaine, l'agenda de l'exécutif est dominé par un regain de tension avec l'Australie, relancée par la fuite dans les médias d'un SMS envoyé par le président de la République au chef du gouvernement australien. Au centre de tous ces événements: les contrecoups de l'abandon mi-septembre de la commande de 12 sous-marins passée par l'Australie à la France au profit du marché américain.

Un deal de dupe qui laissent des traces diverses au sortir de cette riche séquence internationale: tandis que la relation franco-américaine cicatrise déjà, la fracture entre Paris et Canberra demeure béante. C'est en tout le panorama qu'a dessiné ce mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devant les députés.

"Oui, il y a eu duplicité concernant notre relation avec l'Australie", a ainsi lancé le patron de la Chancellerie aux parlementaires.

L'ambassadeur chargé de "remettre à plat nos relations" avec l'Australie

Désireux de donner du poids à son propos, le ministre a aussitôt illustré: "Le 30 août, à l'issue d'une réunion ministérielle commune de la ministre des Armées Florence Parly et moi-même avec nos homologues australiens, il a été écrit dans une déclaration commune que nous étions tous les quatre sensibles à la poursuite du programme des sous-marins".

Il a ensuite évoqué le langage tenu au fabricant français des sous-marins à propulsion conventionnelle initialement achetés par l'Australie: "Le 15 septembre, le jour même de l'annonce trilatérale (c'est-à-dire de l'accord AUKUS entre l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni, NDLR), Naval Group recevait la satisfaction de la revue stratégique des autorités australiennes sur ce programme et ça permettait la signature du contrat à venir".

Un temps rappelé, notre ambassadeur à Canberra a depuis regagné sa résidence. Lesté toutefois d'une ferme feuille de route. "Notre ambassadeur doit remettre à plat les relations, très clairement, et faire en sorte que nous soyons extrêmement vigilants et rigoureux quant à nos intérêts", a exposé le ministre.

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"Cheminement positif" aux côtés des États-Unis

Au préalable, celui-ci s'était en revanche félicité, avec mesure, de la tournure prise par les relations franco-américaines. La rencontre vendredi entre Joe Biden et Emmanuel Macron était ainsi la première depuis le début de la crise des sous-marins. Elle a notamment vu le président des États-Unis reconnaître une "maladresse" dans le dossier.

"Je voudrais d'abord vous dire que les entretiens qu'a eus le président Macron avec le président Biden en marge du G20 (...) ont permis de reprendre un cheminement positif dans nos relations avec les États-Unis, y compris sur l'Indo-Pacifique où le président Biden a reconnu le rôle-clé à la fois de la France et de l'Union européenne", a développé Jean-Yves Le Drian.

"Un travail de clarification est engagé, nous serons très attentifs à la mise en œuvre de ces engagements", a-t-il promis.

Article original publié sur BFMTV.com

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