États-Unis : des policiers tirent plus de dix fois sur un garçon de 13 ans atteint d'autisme

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Des policiers de Salt Lake City devant le Capitole de l'Utah (Photo by GEORGE FREY/AFP via Getty Images)
Des policiers de Salt Lake City devant le Capitole de l'Utah (Photo by GEORGE FREY/AFP via Getty Images)

VIDÉO - Les autorités de Salt Lake City ont rendu publiques les images d’une intervention qui fait scandale aux États-Unis. On y voit des policiers tirer plusieurs coups de feu sur un adolescent de 13 ans, atteint d’autisme. Il est désormais à l’hôpital.

La scène date du 4 septembre dernier. Ce soir-là, Golda Barton, la mère de Linden, appelle le 911 en demandant de l’aide. Elle raconte que son fils de 13 ans, atteint d’autisme, a menacé de tirer sur son collègue de travail. Elle dit qu’il est armé, mais qu’elle pense que c’est un pistolet à air comprimé. Elle a besoin de l’assistance d’officiers spécialisés dans les crises liées aux problèmes mentaux. Elle demande à ce que son fils soit hospitalisé.

“Il est chanceux d’être en vie”

Lorsque les policiers arrivent sur place, la situation est complexe. Ils disent craindre une fusillade et devoir agir comme si l’adolescent était armé. Mais les images montrent un garçon les mains nues, alors que le rapport d’intervention ne mentionnera aucune arme. Pourtant, alors que l’ado part en courant, sans répondre aux injonctions des agents de police, environ 11 coups de feu sont tirés. Le garçon de 13 ans est au sol. Il a survécu, mais des os sont cassés et des organes perforés.

“Il est chanceux d’être en vie”, a précisé l’avocat de la famille, cité par The Guardian. “Quel que soit le contexte, c’était un garçon de 13 ans qui n’était pas armé. La police a été appelé pour une situation de problème mental, pas pour une scène de crime. Désormais, un enfant est dans un lit d’hôpital... Il doit y avoir une meilleure façon de faire.” Dans une autre vidéo, la mère du jeune autiste explique aux policiers que son fils est affolé de voir la police : “Il voit les uniformes et il pense que vous allez le tuer ou qu’il doit se défendre d’une manière ou d’une autre, il a peur”. Alors il part en courant.

Des méthodes à revoir

Cette intervention a ravivé le débat dans un pays traversé par une demande de réformes en profondeur des méthodes policières. Cette fois-ci, ce sont les moyens utilisés pour les questions mentales qui sont pointés du doigt. Dans les enregistrements de l’appel de la mère au 911, on l’entend demander des agents spécialisés : “Ma plus grande peur et que, je ne sais pas, je ne veux juste pas qu’il meurt. C’est pourquoi nous avons besoin d’un agent spécialisé. C’est super important.” Les agents envoyés sur place avait bénéficié de préparations spécifiques, mais n’étaient pas spécialisés en intervention de crise.

La maire de Salt Lake City, Erin Mendenhall, a demandé à ce qu’une enquête indépendante fasse la lumière sur l’affaire. “J’ai le coeur brisé”, a-t-elle dit.

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