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États-Unis : une affaire de meurtre élucidée au bout de 12 ans grâce à une patate douce

La patate douce retrouvée sur les lieux du crime portait des traces de l'ADN du meurtrier (Photo : CFOTO/Future Publishing via Getty Images)

L'ADN du meurtrier présumé a été retrouvé sur le tubercule, qui a apparemment été utilisé comme silencieux sur l'arme du crime.

Une pièce à conviction peu ordinaire, qui s'est finalement révélée décisive dans la résolution de l'affaire. Un Américain âgé de 40 ans a été arrêté ce vendredi 24 février dans l'État du Massachusetts, pour un meurtre commis il y a douze ans dans la ville côtière de Barnstable.

Comme l'explique le New York Post, la victime, un homme âgé de 31 ans, avait été tuée par un coup de feu tiré "à travers la fenêtre de sa chambre" le 27 février 2011. L'assassin avait ensuite réussi à s'éclipser sans être vu. Au cours de ses investigations, la police avait cependant trouvé "trois douilles, un téléphone portable noir et une patate douce trouée" sur les lieux du crime.

Un silencieux artisanal inspiré de la série The Wire

Si les enquêteurs ont évidemment étudié en priorité les deux premiers indices, à l'évidence directement liés au crime, c'est finalement l'analyse du troisième, a priori plus anecdotique, qui a permis de retrouver le coupable. En l'envoyant au laboratoire, la police a en effet découvert des traces d'ADN sur le tubercule.

"La patate douce semble avoir été utilisée comme un silencieux", explique l'assistante du procureur Jessica Elumba, citée par le New York Post. D'après les informations relayées par le média américain, cette méthode particulièrement artisanale pour étouffer le bruit d'un coup de feu aurait été inspirée au meurtrier par une scène de la série The Wire (Sur Écoute en VF).

Des preuves concordantes

Apparemment fan de l'excellente série policière de HBO, le suspect identifié grâce aux traces d'ADN avait par ailleurs fait enregistrer le téléphone trouvé sur les lieux du crimes au nom de l'un des personnages, le gangster Marlo Stanfield. Ayant recoupé plusieurs preuves, les enquêteurs ont acquis la certitude de son implication en constatant que les données GPS du bracelet électronique qu'il portait à l'époque correspondaient avec l'itinéraire emprunté par le tueur ce soir-là.

Arrêté vendredi dernier, le meurtrier présumé a été mis en examen "pour meurtre, agression et coups et blessures" ce lundi 27 février, douze ans après les faits. Il a plaidé non-coupable et été placé en détention dans l'attente de son procès. Comme l'indique le New York Post, la police n'a en revanche pas précisé pourquoi cette affaire avait mis si longtemps à être résolue.

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