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Essais nucléaires français : des données déclassifiées révèlent leur impact sur le risque de cancer de la thyroïde

Le 3 juillet 1970, un énième essai nucléaire est conduit par la France au-dessus de l'atoll de Moruroa, en Polynésie française, dans le cadre d'une campagne de tests aériens de la bombe H qui a duré de 1966 à 1974. Quelques heures après ce lancer, dans un exercice de communication et pour nier tout danger, le ministre de la Défense de l'époque, Michel Debré, nageait dans ce lagon aux airs paradisiaques. Aujourd'hui, pourtant, des recherches confirment l'impact, faible mais réel, de ces essais nucléaires sur la santé de la population locale.

Dans une étude publiée dans JAMA Network Open, des scientifiques de l'Inserm ont analysé les risques causés par ces essais nucléaires réalisés au-dessus de l'archipel sur les cancers de la thyroïde. Selon eux, ils pourraient bien être responsables de 2,3% des cas déclarés ou qui vont être déclarés par des personnes présentes au moment de ces essais. Soit un impact "faible, mais pas du tout inexistant", selon Florent de Vathaire, chercheur Inserm et premier auteur de l'étude, qui s'exprime dans un communiqué.

Ces études sont menées depuis plusieurs années par l'Inserm, mais la nouveauté de ces recherches tient dans le fait qu'elles se basent sur des informations qui ont été déclassifiées secret-défense par l’armée française en 2013. Les scientifiques ont donc eu accès aux originaux des rapports internes des services de radioprotection relatifs aux 41 essais nucléaires aériens réalisés pendant huit ans.

Ces documents, ainsi que des données météorologiques, (...)

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