Espionnage. La République Tchèque expulse dix-huit diplomates russes

Courrier international (Paris)
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Le torchon brûle entre Prague et Moscou après que la République Tchèque a décidé d’expulser dix-huit diplomates russes. “Preuves irréfutables” à l’appui selon son Premier ministre Andrej Babiš, le gouvernement tchèque accuse la Russie d’être impliquée dans l’explosion meurtrière d’un dépôt de munitions en 2014.

Emissions spéciales en continu à la télévision et à la radio publiques pour évoquer ce que certains estiment être du “terrorisme russe”, gros titres sur l’ensemble des sites d’information en ligne, ou encore Vladimir Poutine qualifié d’“ennemi” par Respekt, pourtant habituellement très pondéré.

L’annonce, faite samedi soir 17 avril par Andrej Babiš lors d’un point presse express, de l’expulsion de dix-huit employés de l’ambassade de Russie que Prague considère comme des espions a suscité en République Tchèque la même onde de choc que celle qu’avait provoquée l’explosion d’une cinquantaine de tonnes de munitions dans un dépôt de Vrbětice, petite ville de l’est du pays, le 16 octobre 2014. Celle-ci avait alors entraîné la mort de deux employés et déjà soulevé beaucoup de questions sur son origine.

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Dans une interview publiée ce dimanche sur le site Seznam Zprávy, l’ancien Premier ministre Bohuslav Sobotka, qui était alors en fonction, a même qualifié les faits de “plus grande attaque sur le territoire tchèque depuis l’invasion [de la Tchécoslovaquie et l’écrasement du Printemps de Prague] en 1968”.

Concrètement, la République Tchèque, sur la base d’une enquête de ses propres services de renseignement, attribue aux agents d’une unité du GRU, le renseignement militaire russe, la responsabilité de ce qui jusqu’alors était considéré davantage comme un accident. “L’explosion a provoqué d’immenses dégâts matériels et mis en danger les vies de nombreuses

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