Espace. La Lune ou Mars ? Entre les deux destinations, la Nasa devra choisir

Courrier international (Paris)
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Pour la NASA, le choix devrait être clair. L’heure est venue pour l’agence américaine de mettre uniquement le cap sur la planète rouge, affirme un spécialiste de l’exploration spatiale dans le Wall Street Journal.

La cible actuelle de la NASA est de retourner sur la Lune avec l’idée d’y envoyer des astronautes d’ici 2014. Mais les chances de tenir ces délais sont minces, affirme l’auteur et journaliste freelance David Brown dans le Wall Street Journal : “Il n’y a toujours pas de plan bien défini et les travaux sur la fusée Artémis et la capsule accusent du retard et dépassent le budget prévu. Quant à l’envoi d’astronautes sur Mars, le projet de la NASA est toujours programmé à quelques décennies, en raison des priorités changeantes des présidents qui se sont succédé”.

En 1988, George Bush a fait pression pour un retour sur la Lune, suivi d’une mission sur Mars, mais Bill Clinton a annulé le plan lunaire en faveur de la Station spatiale internationale. George W. Bush a relancé la séquence Lune-Mars, mais Barack Obama a annulé la portion lunaire. Puis Donald Trump a choisi d’atteindre la Lune avec le programme Artémis.

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Selon David Brown, l’idée de songer à rejoindre les deux astres est politiquement attrayante, “mais la réalité fiscale suggère que ce sera soit la Lune soit Mars.

Il rappelle que le Congrès et les présidents ont souvent récompensé les “incroyables” réalisations de la NASA par des coupes budgétaires “punitives”. Au point que la portion des dépenses discrétionnaires fédérales pour l’agence spatiale atteint aujourd’hui 1,6 % contre 6,6 % au plus fort du développement d’Apollo en 1966.

La NASA estime qu’un retour sur la Lune coûtera 24,4 milliards d’euros et que les leçons apprises sur le satellite de la Terre pourront être appliquées dans les

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