Escroquerie de frais de campagne: Claude Guéant condamné à six mois de prison ferme aménagés

Claude Guéant arrive au tribunal de Nanterre, près de Paris, le 11 octobre 2022 - Bertrand GUAY  © 2019 AFP
Claude Guéant arrive au tribunal de Nanterre, près de Paris, le 11 octobre 2022 - Bertrand GUAY © 2019 AFP

Nouvelle condamnation pour Claude Guéant. L'ancien ministre de l'Intérieur a été condamné à six mois de prison ferme pour escroquerie de frais de campagne. Sa peine va être aménagée en une détention à domicile sous surveillance électronique. Absent lors du délibéré, Claude Guéant a également été condamné à une amende de 30.000 euros.

Claude Guéant a été reconnu coupable d'avoir sciemment minoré ses comptes de campagne pour les Législatives de 2012 et ainsi obtenu un remboursement de plus de 30.000 euros.

Appel

Son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a annoncé faire appel. Lors de son procès, Claude Guéant avait dit avoir "le sentiment de très grandes injustices" face à des procédures pénales "répétées".

Au coeur de ce dossier un courrier de quatre pages dans lequel Pierre-Christophe Baguet, maire UMP de Boulogne-Billancourt et député sortant des Hauts-de-Seine, annonçait soutenir Claude Guéant pour lui succéder à l'Assemblée nationale. Il y avait joint la déclaration de candidature de ce dernier.

La justice considère que Claude Guéant et Pierre-Christophe Baguet ont cherché à faire financer "ce document de propagande" par la ville de Boulogne-Billancourt. Le parquety avait requis à l'encontre du premier une peine de trois ans d'emprisonnement avec sursis probatoire et 50.000 euros d'amende et un an d'emprisonnement avec sursis et 3.750 euros d'amende à l'égard du second.

D'autres procédures en cours

Claude Guéant est le premier locataire de la place Beauvau à avoir été incarcéré, du 13 décembre 2021 au 9 février 2022. La justice avait estimé qu'il ne s'acquittait pas dans les temps de l'amende et des dommages et intérêts qu'il avait été condamné à payer dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

L'ex-ministre doit par ailleurs être rejugé dans le dossier des sondages de l'Elysée, après avoir fait appel de sa condamnation à un an de prison, dont huit mois ferme, pour favoritisme. Il est également mis en examen dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

Article original publié sur BFMTV.com