Eric Bothorel, député LREM : "Je n'ai pas d'autre choix que de rejeter la loi sécurité globale et j'assume"

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L'Assemblée nationale doit voter mardi après-midi la proposition de loi controversée sur la "sécurité globale" qui pénalise notamment, via son article 24, la diffusion malveillante de l'image des forces de l'ordre en intervention. Face à la mobilisation grandissante - le texte ne fait pas non plus l'unanimité au sein de la majorité -, le gouvernement a spécifié, via un amendement de dernière minute, que cette mesure ne pourrait porter "préjudice au droit d'informer". Pas suffisant pour le député LREM des Côtes d'Armor, Eric Bothorel, qui votera contre dans l'hémicycle. Il explique son choix au JDD.

Pourquoi allez-vous voter contre la proposition de loi sécurité globale?
Il y a au moins une mesure avec laquelle je suis en profond désaccord, celle embarquée par l'article 24. Or, on ne vote pas par division, article par article, mais il s'agit de voter un texte dans sa globalité. Il a fallu que j'arbitre ce qu'il pouvait y avoir comme mesures de progrès, qui existent dans ce texte, et des éléments plus complexes, plus menaçants, plus instables. C'est de mon point de vue, le cas de l'article 24. Parce que la notion d'intentionnalité, qui devient caractéristique de l'infraction, est un sujet en tant que tel. Parce que le droit d'être informé et d'informer n'est pas suffisamment rappelé. Parce que je ne vois pas en quoi il serait nécessaire d'avoir un régime dérogatoire pour les forces de police, auquel cas il aurait d'ailleurs fallu en avoir un pour les sapeurs-pompiers qui sont...


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