Publicité

En Equateur, les vestiges de la "Cité perdue" menacés

La jungle les a protégés pendant des milliers d'années. Mais l'érosion et surtout la modernité pourraient bien avoir raison des milliers de tumulus de terre, vestiges d'une vaste cité amazonienne vieille de quelque 2.500 ans aujourd'hui disparue, dans le sud-est de l'Equateur.

Découverte en 1978 dans la vallée d'Upano, en Amazonie équatorienne, cette "cité perdue" s'étend sur des centaines de kilomètres carrés. Au pied de la cordillère des Andes, elle comprenait à son apogée une vingtaine d'agglomérations, connectées par des routes, et abritait une civilisation agraire jusqu'ici inconnue.

Machu Picchu équatorien

Déjà baptisé par certains le Machu Picchu équatorien, le site d'Upano est devenu célèbre en janvier 2024 lorsque la revue de référence Science a publié un article du chercheur français Stéphen Rostain, qui a mené des fouilles dans les années 1990 dans ce que les médias ont décrit à tort comme une "découverte" inédite.

L'archéologue équatorien Alden Yépez montre des photos des recherches archéologiques effectuées en Amazonie équatorienne, conservées au musée Weilbauer-Porras de l'Université catholique de Quito, le 2 février 2024 (AFP - Rodrigo BUENDIA)
L'archéologue équatorien Alden Yépez montre des photos des recherches archéologiques effectuées en Amazonie équatorienne, conservées au musée Weilbauer-Porras de l'Université catholique de Quito, le 2 février 2024 (AFP - Rodrigo BUENDIA)

La publication a éludé le travail réalisé pendant quatre décennies par des dizaines d'universitaires et archéologues, ainsi qu'un projet voulu par l'Etat équatorien sous la tutelle de l'Institut national du patrimoine culturel (INPC).

Dans le cadre de ce projet initié en 2015, quelque 7.400 monticules de terre ont été identifiés grâce une technologie laser utilisée depuis un avion pour scanner le sol sous l'épaisse couverture végétale.

En forme de L, de T, de U, ou encore de carré, de rectangle et d'ovale, ces monticules servaient de soubassement aux habitations - dont il ne reste rien - pour les protéger du sol humide.

Outre des routes récemment construites, l'érosion, la déforestation et l'agriculture mettent également en péril ces massifs qui mesurent jusqu'à quatre mètres de haut et une v[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi