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Entre Israël et le Hezbollah libanais, une escalade “mutuelle” et “significative”

Depuis le 7 octobre, les échanges de tirs entre Tsahal et le Hezbollah, sur la bande frontalière entre Israël et le Liban, sont rythmés par des escalades. Décrites comme maîtrisées, elles vont néanmoins crescendo depuis quelques jours et sont doublées de déclarations au ton particulièrement belliqueux, faisant craindre un dérapage plus grave, voire l’éventuelle ouverture d’un nouveau front dans le nord d’Israël.

Lundi 26 février, l’armée israélienne a ainsi mené “une frappe inédite” dans les environs de Baalbeck, dans la région de la Bekaa, dans l’est du Liban, une première, note le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. Jusqu’ici, les frappes étaient confinées à la seule région du Sud, frontalière d’Israël. Une partie de la Bekaa est, avec le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth, l’un des fiefs du Hezbollah, parti chiite armé et financé par l’Iran.

SOURCES : LIVEUAMAP, CONTRIBUTEURS OPENSTREETMAP, THE WASHINGTON INSTITUTE, « FINANCIAL TIMES ».
SOURCES : LIVEUAMAP, CONTRIBUTEURS OPENSTREETMAP, THE WASHINGTON INSTITUTE, « FINANCIAL TIMES ».

Signe d’un changement des règles du jeu ou de l’équilibre de la terreur, un responsable du parti a avoué que ces dernières frappes ouvraient “une nouvelle phase” dans la confrontation avec l’État hébreu.

En représailles, écrit L’Orient-Le Jour dans un autre article, le Hezbollah a lui aussi “élargi le spectre de ses opérations”. En visant la base militaire israélienne de Meron, mais également, pour la première fois depuis le début du conflit, un poste de commandant à Gaaton.

“Des mois de tensions”

Ce nouveau cycle de violences est “une escalade mutuelle dans le cadre mouvant de la bataille”, décrit habilement le journal libanais Al-Akhbar.

Ces échanges de tirs, qui se poursuivent ce mercredi 28 février, “marquent une escalade significative de la violence dans la région frontalière du Nord, déjà agitée, attisant de nouvelles craintes de guerre après des mois de tensions croissantes et largement maîtrisées”, explique de son côté le site Times of Israel.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a de nouveau assuré que le Hezbollah “paiera un prix très élevé” pour ses attaques sur le nord d’Israël, dont plusieurs dizaines de milliers d’habitants ont été évacués.

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