Enquête. Pourquoi les animaux nous aident à vivre

Der Spiegel (Hambourg)
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Depuis le début de la pandémie, le nombre d’adoptions de chats, de chiens et d’autres animaux de compagnie a bondi. Les bêtes à poil et à plume aident beaucoup d’entre nous à supporter les vagues de confinement, nous apportent réconfort et joie de vivre. Mais d’où vient ce pouvoir des animaux ? Et notre engouement est-il toujours à l’avantage de ces derniers ? Enquête en Allemagne.

Au printemps dernier, Norbert Zajac a senti qu’il approchait du point limite. Les écoles et les crèches étaient fermées, le ministère des Affaires étrangères avait émis un avertissement aux voyageurs pour le monde entier. Norbert, lui, avait le droit d’ouvrir son magasin, une animalerie de Duisburg [dans l’ouest de l’Allemagne]. Il avait obtenu une dérogation et pouvait y accueillir jusqu’à 200 clients en même temps.

Et ils sont venus.

Ils faisaient le pied de grue devant l’entrée du magasin, la queue s’étirait le long du parking et faisait le tour du bâtiment, se souvient Norbert. Certains attendaient même plus de deux heures de pouvoir entrer.

Dans la plus grande animalerie du monde

Quelques jours plus tard, une vendeuse est venue voir Norbert. Tous les chiens sont partis, l’a-t-elle informé. “Quand est-ce que doivent arriver les suivants ?” s’est-il enquis. La vendeuse a haussé les épaules. Les éleveurs n’avaient plus rien. Les collègues en avaient déjà fait le tour, au téléphone.

Peu de temps après, c’était au tour des chats. Dix jours plus tard, des lapins. Puis des cochons d’Inde, des rats, des perruches. Avant peu, les cages et les aquariums étaient vides, les terrariums déserts. Norbert Zajac a commencé à comprendre que les mois à venir seraient hors normes.

Le magasin de Norbert se trouve au nord de Duisburg, au milieu d’une zone industrielle. Sacré plus grande animalerie du monde, il est entré au Guinness Book Records en 2005. Le certificat est exposé dans l’entrée. Treize mille m2 de superficie, répartis en cinq espaces : on se croirait dans une aérogare. Norbert explique avoir plus de 200 000 animaux de 3 000 espèces différentes. C’est plus que le zoo de Berlin. Avant la pandémie, plus d’un million de clients poussaient la porte de l’animalerie chaque année. Norbert ne tient pas un magasin, il gère une attraction.

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