Enlèvement de Mia : la fillette était confrontée "à la violence de sa mère à l'égard de son conjoint"

Clément Boutin
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Mia Montemaggi, une fillette de 8 ans a été enlevée mardi matin par trois hommes dans les Vosges. Sa mère "n'avait pas le droit de la voir seule", a indiqué le procureur de la République d'Épinal.

Mia Montemaggi est toujours recherchée, a annoncé ce mercredi Nicolas Heitz, le procureur de la république d'Epinal, lors d'une conférence de presse. La fillette de 8 ans a été enlevée ce mardi matin dans une petite commune des Vosges, les Poulières.

La jeune fille se trouvait au domicile de sa grand-mère à qui elle avait été confiée sur décision de justice, le 11 janvier dernier. Aux alentours de 11h30, deux hommes se sont présentés comme des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse, en particulier des Services territoriaux éducatifs de milieu ouvert (STEMO), "munis de papiers à l'en-tête du ministère de la Justice". 

Ils ont demandé à pouvoir réaliser une visite inopinée du logement et à conduire l'enfant à un rendez-vous au sein du STEMO. Ils ont mis en confiance à la grand-mère, "en donnant le nom d'éducateurs qui existent réellement" et ont expliqué "devoir conduire l'enfant à un rendez-vous dans leurs locaux pour qu'elle y rencontre sa mère".

Sa mère, Lola Montemaggi, âgée de 28 ans, "n'avait pas le droit de la voir seule, mais seulement en présence d'un tiers, et ce deux fois par mois", a-t-il précisé. 

"Fin décembre 2020, le parquet d'Epinal était destinataire d'un signalement indiquant notamment que l'enfant était confronté à la violence de sa mère à l'endroit de son conjoint, à ses propos suicidaires et à son refus de sa scolarisation malgré le rejet d'une demande d'instruction à domicile", a-t-il poursuivi.

Des faits de violence verbale ont également été constatés de la part de Lola Montemaggi à l'endroit de sa propre mère, selon le procureur.

Le projet de partir en camping-car avec sa fille

La maman de la fillette, qui demeure à Épinal, "ne se trouve plus à son domicile", a ajouté Nicolas Heitz. Devant le juge des enfants, le 11 janvier dernier, elle avait adopté "une posture préoccupante". 

"Elle se disait malade, ne pas souhaiter que l'on s'immisce dans sa vie, ni dans celle de son enfant, arguant d'une position de rejet de la vie en société. Elle a par ailleurs indiqué fin décembre 2020 qu'elle allait vider son appartement et vendre ses meubles avec le projet de partir en camping-car avec sa fille dans le but de passer "en dessous des radars de la société", a-t-il expliqué.

Le 2 avril, "rencontrée fortuitement par les services de la protection judiciaire, elle assimilait l'appareil judiciaire à une organisation criminelle et refusait toute collaboration", a-t-il ajouté.

Article original publié sur BFMTV.com

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