Les enfants qui ronflent plus susceptibles d'avoir des problèmes de comportement ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture
Little blond boy sleeping in his bed. Restless sleep of a baby with a cold. The kid sleeps with his mouth open. My little boy sleeping by the light of the window.

Les chercheurs ont découvert que les enfants qui ronflent auraient une matière grise plus fine autour des lobes frontaux.

Les chiffres ne sont pas très nombreux mais il semblerait que jusqu’à 10% des enfants de moins de six ans ronflent. Alors que chez certains petits, il est simplement le signe d’un nez bouché, chez d’autres, il s’agit d’un ronflement chronique. Un signe à ne pas prendre à la légère car il est souvent synonyme d’un sommeil perturbé et non reposant. Ce problème ne doit pas être ignoré et doit être signalé lors d’un rendez-vous avec le pédiatre.

Selon une récente étude, les ronflements pourraient même se voir dans le cerveau. En effet, chez ces enfants, le cerveau aurait une forme différente. Une modification qui serait même à l’origine de certains problèmes de comportement. Ces conclusions ont été faites suite à la réalisation de 10 000 IRM du cerveau d'enfants âgés de 9 et 10 ans. L’équipe scientifique a trouvé que les enfants qui ronflent possédaient une matière grise plus fine autour des lobes frontaux. Les scientifiques pensent que le ronflement peut être lié à cette matière grise sous-développée et donc aux problèmes de comportement qui affectent les ronfleurs adolescents.

Une "perte de contrôle cognitif"

Toutefois, les chercheurs ne savent pas encore si les ronflements altèrent les petites régions du cerveau ou si les deux sont liés. "Il s'agit de la plus grande étude du genre détaillant l'association entre le ronflement et les anomalies cérébrales. Ces changements cérébraux sont similaires à ce que vous verriez chez les enfants atteints d'un trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Les enfants ont une perte de contrôle cognitif qui est en outre associée à un comportement perturbateur", a expliqué l'auteur principal de l'étude, le Dr Amal Isaiah, pédiatre à la faculté de médecine de l'Université du Maryland. Selon la spécialiste, un enfant qui ronfle plus de deux fois par semaine doit être vu par un spécialiste.

"Pour la première fois, nous voyons des preuves sur l'imagerie cérébrale qui mesurent les conséquences que cette affection courante peut avoir sur le développement neurologique d'un enfant. C'est une découverte importante qui met en évidence la nécessité de diagnostiquer correctement les anomalies de ronflement chez les enfants", a déclaré le co-auteur, le Dr Albert Reece. La cause exacte du TDAH n’est pas claire, les scientifiques pensent qu’elle implique des mutations génétiques qui affectent la fonction et la structure cérébrales.

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