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Emmanuel Macron veut aller "vers la généralisation du service national universel en seconde"

Déjà dans les tuyaux, Emmanuel Macron a confirmé en conférence de presse ce mardi 16 janvier la généralisation du service national universel (SNU) en seconde.

"Nous irons vers la généralisation du service national universel en seconde",a-t-il assuré depuis l'Élysée.

Le président n'a cependant donné ni date ni contour précis sur le dispositif, censé se positionner à mi-chemin entre le service militaire et le service civique.

Accompagner les familles monoparentales

Revenant sur les émeutes après la mort du jeune Nahel tué par un policier, il a évoqué "le réengagement" des familles et l'accompagnement des familles monoparentales "pour les aider", plaidant aussi pour "une réponse plus adaptée dans le système scolaire", et "une réponse pénale plus claire".

Il a également pointé du doigt "l'oisiveté" des "jeunes, des très jeunes" qui ont participé aux émeutes.

"Ce sont des jeunes qui n'ont pas la chance d'avoir des parents qui les emmènent à la mer, à la montagne. Ils n'ont pas assez accès au sport, à la culture", a remarqué le président.

"C'est un ensemble", a-t-il argumenté, ajoutant que "oui, le Service national universel fait partie de la réforme. C'est pourquoi j'aurai l'occasion d'y revenir dans les prochaines semaines. Mais nous irons vers une généralisation du service national universel en seconde".

Promesse de campagne

Promesse de campagne du chef de l'Etat, le SNU a été lancé en 2019. Il comporte un "séjour de cohésion" et une "mission d'intérêt général" et ne concerne jusqu'à présent que des jeunes volontaires.

En juin dernier, le gouvernement avait annoncé que le SNU serait intégré à partir de mars 2024 au temps scolaire, avec un stage de 12 jours pour les élèves en classe de seconde qui seraient volontaires.

Sa généralisation, évoquée à plusieurs reprises ces derniers mois, se heurte à de vives résistances.

Ses détracteurs s'appuient sur l'avis rendu début 2018 par le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ) qui préconisait qu'il ne soit pas obligatoire, et sur un rapport sénatorial de mars 2023 recommandant de "surseoir" à sa généralisation, en raison du flou et du coût du dispositif.

Un nouveau rapport parlementaire publié en octobre dernier faisait état de son côté de "débuts chaotiques" et de résultats "mitigés".

Son auteur, le député écologiste Jean-Claude Raux, s'opposait à la généralisation du SNU, mettant en avant une "charge financière déraisonnable", qui ne "saurait être inférieure à 2 milliards d'euros en année pleine", et un "bâti disponible" risquant d'être "insuffisant" tout comme le nombre d'encadrants.

Article original publié sur BFMTV.com