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Emmanuel Macron présidera un hommage national aux victimes françaises du Hamas le 7 février prochain

Des manifestants à Paris demandant le retour des otages du Hamas, le 20 décembre 2023.
ALAIN JOCARD / AFP Des manifestants à Paris demandant le retour des otages du Hamas, le 20 décembre 2023.

TERRORISME - « La France a perdu 41 de ses enfants. » C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a évoqué les victimes françaises de l’attentat du 7 octobre perpétré par les membres du Hamas en Israël, où sont mortes en tout plus de 1 400 personnes, dont un millier de civils. Il s’agit de l’un des plus lourds bilans de Français tués dans un attentat à l’étranger depuis 1989, comme le soulignait Le Monde.

Mais la question d’un était devenue sensible pour la communauté juive de France. L’animateur Arthur, notamment, avait donné de la voix sur France Inter le 23 novembre dernier sur l’absence d’un hommage national, qu’avait pourtant promis l’Élysée le 25 octobre, sans donner de dates précises. « Il y a 40 de nos compatriotes qui sont morts. Ça fait un mois et demi. On leur a rendu un quelconque hommage ? On n’en parle pas parce qu’ils sont juifs avant d’être français ? S’il y avait eu 40 Français massacrés à Londres, avec des otages, on en parlerait. Il y a un vrai problème », s’était indigné Arthur sur France Inter.

Le 7 février aux Invalides

Emmanuel Macron lui a répondu, lors de sa conférence de presse tenue ce mardi 16 janvier dans la soirée. « Le 7 février prochain, au monument pour les victimes du terrorisme au jardin des Invalides, je rendrai hommage à ces victimes, aux côtés de leurs proches, de leurs familles, et de tous ceux qui voudront nous y rejoindre. Ce sera 4 mois jour pour jour après l’attaque terroriste », a annoncé le président de la République.

« Nous avons libéré 4 otages, nous avons encore 3 otages qui sont détenus. Nous nous battons pied à pied avec les autorités israéliennes (...) pour les libérer. Je ne veux ici faire aucune annonce, et je pense ici aux familles, mais nous nous battons, nous ne lâchons rien », a promis le chef de l’État, dans l’extrait ci-dessous.

Interrogé plus tard sur la question de la situation humanitaire à Gaza, victime de bombardements massifs depuis plusieurs semaines menés par Israël avec pour but de détruire le Hamas, « la priorité, c’est le cessez-le-feu », a répondu Emmanuel Macron, qui a assuré en parler « toutes les semaines » avec le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou.

« Il faut concilier la défense d’Israël et la préservation du droit humanitaire », a appelé le président. « Nous allons poursuivre les initiatives diplomatiques pour appeler à un cessez-le-feu, c’est ça la priorité. (...) Tout cela est lié à une stratégie odieuse, du pire, celle du Hamas », a insisté le président en évoquant des centres opérationnels de l’organisation terroriste placés au milieu des civils gazaouis.

« Nous devons protéger les populations civiles, il ne peut pas y avoir deux standards, car toutes les vies se valent. Je vois avec la même douleur que vous les scènes » qui se déroulent à Gaza, a assuré le président aux journalistes. La veille, les responsables du Hamas donnaient un bilan de 24 000 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le mois d’octobre 2023.

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