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Emmanuel Macron évoque une "crise agricole en Europe" qui dure "depuis plusieurs mois"

Un constat à l'échelle du continent. Emmanuel Macron a déclaré ce jeudi 1er février que "nous vivons en effet une crise agricole en Europe et ce, depuis de nombreux mois", en réaction à la colère des agriculteurs en France.

"Nous voyons partout en Europe des mouvements importants de contestation", a encore déclaré le président de la République.

"Nous devons changer les règles"

Le chef de l'État, qui s'est entretenu avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a également estimé que "nous devons changer les règles" en matière d'agriculture.

"Que veulent nos agriculteurs? Ils veulent vivre dignement de leur travail, et ils ont raison", a ajouté Emmanuel Macron. Alors que le gouvernement a annoncé une série de mesures ces derniers jours pour le monde agricole, le président a estimé que celles-ci "permettnt de défendre le revenu des agriculteurs et que la rémunération juste de leur travail descende dans la cour de ferme".

Vers une "force européenne de contrôle sanitaire et agricole"

Emmanuel Macron, qui souhaite "des contrôles homogènes au niveau européen" s'agissant des normes agricoles, a aussi plaidé pour une "force européenne de contrôle sanitaire et agricole" pour "éviter" la "concurrence déloyale" entre pays membres de l'Union européenne. Le chef de l'État a par ailleurs annoncé la mise en place de "mesures de simplification au niveau européen" dès la fin du mois de février.

Emmanuel Macron, qui n'exclut pas non plus une modification si nécessaire de la loi Egalim - censée améliorer la rémunération des agriculteurs et mieux valoriser la production agricole - a aussi plaidé pour un "Egalim européen" pour " s'assurer au niveau de l'Europe qu'il n'y a pas un contournement de ce que nous avons fait au niveau français par les grandes centrales d'achat européennes".

Enfin le président de la République s'est aussi félicité d'avoir fait en sorte que l'accord commercial controversé entre l'UE et les pays latino-américains du Mercosur n'ait pas "été conclu à la va-vite comme certains menaçaient de le faire", "parce qu'on a élevé la voix, parce qu'on a montré des incohérences".

Article original publié sur BFMTV.com