Emmanuel Macron à Dijon vendredi pour évoquer les violences faites aux femmes

Le président français Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Macron avant de visiter une exposition à l'Institut du monde arabe à Paris le 22 novembre 2022. - SARAH MEYSSONNIER © 2019 AFP
Le président français Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Macron avant de visiter une exposition à l'Institut du monde arabe à Paris le 22 novembre 2022. - SARAH MEYSSONNIER © 2019 AFP

Le président Emmanuel Macron est attendu vendredi à Dijon pour un déplacement sur le thème de la lutte contre les violences conjugales: il assistera à une formation avec des élèves gendarmes et échangera avec des magistrats et des victimes, a annoncé mercredi l'Elysée.

Cette séquence, organisée à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, sera l'occasion de souligner les progrès réalisés sur ce thème depuis que la lutte contre les violences faites aux femmes a été décrétée "grande cause" des deux quinquennats d'Emmanuel Macron, a souligné l'entourage du président de la République.

"L'obligation de faire mieux"

Plus de 90% des mesures décidées à l'issue du Grenelle contre les violences conjugales, fin 2019, sont "complètement mises en oeuvre", se félicite-t-on à l'Élysée, où on cite la possibilité de recueillir les plaintes à l'hôpital ou dans un "tiers lieu", le financement de nouvelles structures d'accueil pour les femmes, ou la multiplication des dispositifs de prévention comme les "téléphones grave danger" et les "bracelets anti-rapprochement".

"Ce ne sont pas des satisfecit, on a l'obligation de faire mieux, mais il y a une dynamique qui est engagée", souligne-t-on à l'Élysée.

La Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF), qui gère le numéro d'appel 3919, a fait état cette semaine d'une hausse de 14% des appels en 2021, par rapport à 2019.

Entre 10.000 et 12.000 appels par mois

La ligne d'appel, ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis la mi-2021, reçoit entre 10.000 et 12.000 appels mensuels. Près d'une appelante sur cinq indique avoir été menacée de mort, un taux qui a doublé depuis 2019, selon la FNSF.

Samedi, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans toute la France pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice face aux violences sexistes, et réclamer une "loi cadre" contre l'"impunité" des agresseurs.

Quelques militantes du mouvement #NousToutes ont à nouveau manifesté mercredi, en érigeant un mur symbolique de cartons devant l'ancien palais de justice de Paris, pour figurer l'ampleur des dossiers de violences "classés sans suite".

"Quand les femmes portent plainte, on ne les croit pas, c'est la double peine", a dit à l'AFP Maëlle Noir, l'une des militantes de #NousToutes. Le gouvernement se livre à un "saupoudrage de mesurettes, mais il manque toujours un plan global contre les violences, avec un axe sur la prévention", selon elle.

Article original publié sur BFMTV.com