Des embryons humains découverts dans des bocaux au domicile d'un médecin décédé

Les terrifiants bocaux ont été découvert par hasard dans un garage (Photo : Getty Images) (Getty Images)

Des analyses vont être réalisées pour tenter de déterminer l'origine de ces embryons et la cause de leur mort.

Une découverte qui pose de nombreuses questions, plus d'un an après la mort du principal intéressé. Il y a quelques jours, des ouvriers chargés de vider le garage de la propriété d'un médecin décédé en 2021 sont tombés sur d'étranges bocaux, contenant visiblement des embryons humains, dans la commune de Mouriès, dans les Bouches-du-Rhône.

Le conjoint du défunt n'en avait jamais entendu parler

Comme l'explique BFM Marseille, les travailleurs ont immédiatement prévenu la gendarmerie, qui a envoyé une patrouille sur place pour saisir les bocaux. Les militaires ont également interrogé le conjoint du défunt propriétaire des lieux, qui leur a affirmé qu'il n'avait "jamais vu ni entendu parler" de cette étrange collection.

Le procureur de la République de Tarascon, Laurent Gumbau, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour tenter de savoir d'où proviennent ces embryons. Le magistrat a notamment précisé qu'une autopsie allait être pratiquée afin de "déterminer les causes de la mort".

Prélevés "dans le cadre légal" ?

"Tout d’abord, on ne sait pas s’il s’agit de fœtus ou d’embryons, rappelle le procureur, cité par BFM Marseille. Pour savoir si nous qualifions les faits de 'recel de cadavre', il faut estimer si ces enfants étaient viables. Ce que l’on ne peut pas encore confirmer à ce stade. On ne sait pas de quand ça date, il faut déterminer le moment de leur conception".

Toujours selon le média local, qui reprend notamment des informations de La Provence, ces embryons pourraient avoir été prélevés "dans le cadre légal" par l'ancien médecin. Dans ce cas, ils devaient être conservés dans des conditions bien précises. "Nous devons déterminer si ces conditions de conservation étaient respectées avant de savoir s’il y a infraction", éclaire Laurent Gumbau.

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