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Elle tente d'escroquer son assurance, mais se fait trahir par un post Facebook

Après avoir attaqué en justice l'assureur qui refusait de l'indemniser, la jeune femme a eu la mauvaise idée de remporter un concours de lancer de sapins.

La demande d'indemnisation de la jeune femme a été refusée car elle avait menti sur les séquelles de ses blessures (Photo : Getty Images)

Son argumentaire n'a pas résisté aux clichés la montrant en train de projeter dans les airs un arbre de près de deux mètres de hauteur. Après plusieurs mois de bataille judiciaire, une Irlandaise nommée Kamila Grabska s'est récemment vu refuser une faramineuse demande d'indemnisation auprès de sa compagnie d'assurance, après que l'enquête a établi que la jeune femme âgée de 36 ans avait menti sur son invalidité.

Elle affirme souffrir de douleurs chroniques au dos et au cou depuis l'accident

Comme le raconte Le Parisien, qui s'appuie sur les information de The Irish Independent, Kamila Grabska avait été victime d'un accident de la route en février 2017, qui lui avait causé des blessures au cou et au dos. Quelques années plus tard, la trentenaire a ensuite monté un dossier pour réclamer à l'assurance la somme de 760 383 euros, à titre de dommages et intérêts.

La trentenaire a ainsi expliqué souffrir de "douleurs chroniques au niveau du dos, du cou et de la colonne vertébrale" l'empêchant notamment au quotidien de "porter ses sacs de courses" et de "jouer avec ses enfants". D'après les dires de la plaignante, les séquelles de cet accident l'auraient également "empêchée de travailler pendant plus de cinq ans".

Des clichés accablants

Apparemment sûre de son fait, la jeune femme a porté l'affaire en justice après avoir essuyé un premier refus de la compagnie d'assurance. Au terme de son enquête, la Haute Cour de Limerick a cependant décidé de débouter la plaignante, après avoir pris connaissance d'un détail particulièrement embarrassant qu'elle avait probablement occulté au moment de monter son dossier.

En étudiant le passé de la jeune femme, la justice a en effet découvert qu'elle avait remporté un concours de lancer de sapins de Noël en janvier 2018, soit moins d'un an après l'accident ! Les enquêteurs n'ont d'ailleurs pas eu à chercher bien loin les preuves de sa participation, puisqu'elle apparaît à plusieurs reprises sur les photos publiées sur Facebook par l'organisateur de l'événement.

Déboutée par la justice

Au vu de la forme olympique affichée par la trentenaire sur les clichés en question, ses allégations au sujet de sa prétendue invalidité à la suite de l'accident ont évidemment perdu toute crédibilité. "Il s’agit d’un véritable sapin de Noël de très grande taille, qu’elle lance d’un mouvement très agile", a notamment commenté le juge à propos de la "performance" de la plaignante.

Devant la cour, cette dernière a reconnu qu'elle avait bien participé au concours. Estimant finalement que le comportement quelle avait adopté après l'accident était "en totale contradiction" avec la description qu'elle avait faite de ses séquelles dans le dossier de demande d'indemnisation, le tribunal a donc fort logiquement rejeté sa demande.

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