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Elections européennes : les nationalistes-conservateurs adoptent leur charte des valeurs

Elections européennes : les nationalistes-conservateurs adoptent leur charte des valeurs

Alors que l’extrême droite et les partis nationalistes ont le vent en poupe, à trois mois des élections européennes, le groupe des conservateurs et réformistes au parlement européen (ECR) a lancé jeudi son manifeste à Subiaco, en Italie.

Ce document, qui se présente comme la "charte des valeurs" du groupe, est inspiré par l'héritage chrétien de saint Benoît. Le site où se trouve le monastère du saint a d'ailleurs été choisi pour souligner l’importance de rôle dans la préservation des traditions et à quel point son héritage a façonné le conservatisme européen.

Le texte indique notamment l'engagement de ses signataires à "protéger le droit à la vie". Face à "la__profonde crise démographique" que traverse l'UE, la charte plaide _"__en faveur de mesures qui soutiennent les taux de natalité et encouragent les familles à leur noble quête de parentalité". _La charte se termine par un appel à l'excellence éducative rejetant "l'imposition de programmes idéologiques" tels que "le wokisme et les théories du genre".

L'événement a réuni plusieurs eurodéputés ECR de toute l'Europe, dont une délégation du parti d’extrême droite espagnol Vox. Tous les participants affirment que surmonter les différences au sein de la communauté des conservateurs européens est essentiel pour renforcer la cohésion et la force du groupe.

Jorge Buxadé, vice-président du parti ECR (Vox, Espagne) : "Nous pouvons unir de nombreux partis qui ont des différences, mais si nous avons des valeurs fondamentales communes, nous pouvons coopérer et nous pouvons être le groupe le plus fort au Parlement européen - peut-être pas dans cette législature, mais dans la prochaine, bien sûr".

Selon le coprésident italien du groupe ECR, il est notamment possible de trouver un terrain d’entente avec le parti de Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, même si d’autres ne voient que des divergences.

Nicola Procaccini, co-président du groupe ECR (Frères d'Italie) : _"_Il (Orban) a approuvé toutes les sanctions proposées contre la Russie et a soutenu l'aide financière aux civils ukrainiens. Bien sûr, il a son point de vue sur un certain nombre de sujets, mais il a montré qu'il était compatible avec le système européen. Aujourd’hui, ceux qui veulent le diaboliser le font pour affaiblir l’adversaire et gagner".

La fraction italienne du groupe ECR au Parlement européen considère que les prochaines élections européennes seront un moment historique pour l’Italie, grâce au rôle de leader de Giorgia Meloni, tant au niveau national qu’européen.

Le groupe ECR est actuellement le 5e groupe au sein du Parlement européen avec quelque 68 eurodéputés élus dans 18 Etats membres (dont une majorité de députés ultraconservateurs polonais du parti Droit et Justice).