Egypte: «Notre révolution n'a pas vraiment abouti»

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Des manifestants égyptiens réunis place Tahrir au Caire, le 30 juin 2013
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Au milieu de la place Tahrir, un vieil homme a les larmes aux yeux. Il s’appelle Hussein, a les yeux injectés de sang, et porte triste. Quand son souffle le lui permet, il brandit un portrait de Nasser (président de 1956 à 1970) sous lequel il a griffonné ces quelques lignes, au fusain: «Un grand leader pour un grand pays. Qui sauvera l’Egypte?»

C’est la question que se posent des millions d’Egyptiens. Depuis le milieu de l’après-midi, et malgré une chaleur à décorner les bœufs, tout ce que Le Caire compte d’opposants au président islamiste, Mohamed Morsi, prend possession de la rue. Slogans vengeurs, klaxons stridents, vuvuzelas, le centre-ville s’habille d’un joyeux tintamarre. Selon plusieurs observateurs, l’ampleur de la foule dépasserait même les plus belles heures de la révolution qui avait eu raison du régime autoritaire d’Hosni Moubarak, en février 2011. En début de soirée, une marée humaine s’est mise à converger vers al-ittihadiya, le palais présidentiel, faisant craindre des affrontements avec l’armée ou avec des partisans du chef de l’Etat issu de la confrérie des Frères Musulmans.

A la tête de l’un de ces cortèges, une femme, la cinquantaine abritée derrière un foulard couleur crème, est acerbe à l’encontre de celui qu’elle qualifie de «Moubarak barbu» : «Cela a beau être le premier président démocratiquement élu, c’est un âne. Il n’a rien compris à l’Egypte. Il a tenté de gouverner en contentant à la fois les libéraux et les islamistes mais, au final, c’est intenable et il n’a rien fait. La vie est de plus en plus dure au Caire. Alors qu’il dégage!»

Lors de son investiture, il y a tout juste un an, Mohamed Morsi, un brin cavalier, s’était engagé à résoudre, en 100 jours, les problèmes de circulation, de sécurité, de nourriture, d’ordures, et d’essence. Vaste blague. Régulièrement, Le Caire est victime de pénurie en tout genre. Il faut dire que l’économie du pays est exsangue. Sans l’aide financière régulière du Qatar, allié traditionnel des Frères (...)

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