Effectifs, plaintes en ligne, procédure pénale: les annonces d'Emmanuel Macron sur la sécurité

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Depuis Roubaix, Emmanuel Macron a clôturé ce mardi le Beauvau de la sécurité en annonçant une série de mesures.

"Des propositions à la hauteur de l'espoir." C'est ce qu'a promis ce mardi Emmanuel Macron lors d'un discours pour clôturer le Beauvau de la sécurité, cette série de tables rondes lancée au début de l'année pour, notamment, améliorer la relation entre police et population, mais aussi améliorer les conditions de travail des forces de l'ordre. 

Depuis Roubaix, dans le Nord, le chef de l'Etat a annoncé une "stratégie complète" pour améliorer la sécurité des Français sans "céder à la tyrannie des faits divers" mais en "ne considérant pas que tout va bien". "La sécurité est le devoir, la cause même, de notre Nation", a rappelé le président de la République, qui annonce un budget de 1,5 milliard d'euros de crédit pour le ministère de l'Intérieur, dont 500 millions iront à la mise en place des mesures issues du Beauvau de la sécurité dès 2022. 

· Une "réponse radicale" sur la procédure pénale

Emmanuel Macron a déploré une perte de temps pour les policiers, les gendarmes mais aussi les magistrats. "Que voit-on quand on va dans un commissariat? Des piles de papiers. Que voit-on dans les tribunaux? Des piles de papiers. Le formalisme et la lourdeur des procédures sont les ennemis communs de nos forces de sécurité et de nos magistrats", a estimé le chef de l'Etat.

Pour accélérer les réponses pénales, Emmanuel Macron a confié au garde des Sceaux la conduite d'un chantier de simplification de la procédure pénale d'ici 3 mois. 

"Le droit doit protéger les citoyens, tous les citoyens doivent être protégés. Il ne s'agit pas de sacrifier les fondement des procédures", a promis le chef de l'Etat, annonçant la simplification "drastique" des cadres d'enquête.

Il a également annoncé l'élargissement de l'amende forfaitaire aux délits d'occupation illicite de halls d'immeuble et d'occupation illicite des terrains par les gens du voyage à partir du mois d'octobre. Cette procédure, impliquant le paiement d'une amende de 200 euros et une inscription au casier judiciaire, a déjà été mise en place pour la consommation de stupéfiant. 

· "Plus de bleu sur le terrain"

Emmanuel Macron a annoncé que le nombre de policiers et de gendarmes sur le terrain va être multiplié par deux d'ici 10 ans. "Ce qu'attendent nos compatriotes, c'est une présence accrue des forces de l'ordre sur le terrain, a-t-il assuré. Ça les rassure et dissuade les délinquants." 

Cette augmentation du nombre d'agents sur le terrain passera à une "organisation des forces revue pour rehausser le taux d'encadrement, permettre un commandement 24h/24 et plus de hiérarchie sur le terrain". Cette promesse de "plus de bleu sur le terrain" devrait également être permise grâce à une réforme des horaires des forces de sécurité.

Afin de faire face aux évolutions de la société, et pour répondre aux critiques sur l'action des forces de l'ordre lors des manifestations, un centre de formation sur le maintien de l'ordre va être créé en Ile-de-France. Il s'agira, selon le chef de l'Etat, de créer "un vivier pour créer de nouvelles compagnies de CRS et d'escadrons de gendarmerie mobile".

Enfin, une réserve opérationnelle de la police nationale va être mise en place avec 30.000 réservistes.

· La plainte en ligne dès 2023

La plainte en ligne sera mise en place en 2023, a annoncé Emmanuel Macron, indiquant ne plus vouloir que cette procédure soit réservée à la pré-plainte en ligne qui devait être complétée par un rendez-vous en commissariat ou en brigade. 

Le chef de l'Etat précise vouloir un "suivi possible avec des référents à qui s’adresser et des applications numériques dédiées". 

Cela implique de "mieux former et mieux aménager les commissariats et les brigades pour un meilleur accueil des victimes". 

· Le déploiement généralisé des caméras-piéton

"Nous n'avons rien à perdre avec la transparence." Emmanuel Macron a annoncé la généralisation des caméras-piéton pour chaque agent sur le terrain d'ici 2022. 

Actuellement 15.000 caméras sont déjà déployées, et 15.000 autres doivent l'être dans les prochaines semaines. Cette généralisation du dispositif passera d'abord par une caméra par patrouille avant une caméra par agent. 

"Les caméras sont bonnes pour l'action mais aussi dans la suite judiciaire", estime le président, assurant qu'il s'agit d'un outil "de dissuasion, de transparence, d'efficacité et de protection". Les images "protègent" les policiers mais permettent aussi de "contextualiser" une situation quand des vidéos se retrouvent sur les réseaux sociaux.

· Création d'une instance parlementaire de contrôle

Comme prévu, Emmanuel Macron a annoncé la création d'une instance parlementaire pour contrôler l'action des forces de l'ordre. "La transparence n'est pas un sujet", a fait valoir le président de la République. 

Ainsi les rapports des Inspections générales de la police nationale et de la gendarmerie nationale (IGPN et IGGN) vont être rendus publics. Le chef de l'Etat a également fait valoir une "transparence sur le suivi des rapports qui doivent donner lieu à des réponses claires personnelles ou organisationnelles".

Article original publié sur BFMTV.com

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