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EDITO. Dépressions, les nouvelles pistes pour s'en sortir, à découvrir dans le n° 924 de Sciences et Avenir - La Recherche chez vos marchands de journaux

"Message d'espoir", c'est l'éditorial du rédacteur en chef du mensuel Mathieu Nowak, extrait de Sciences et Avenir - La Recherche n°924, notre numéro daté février 2024. Le magazine est disponible dans tous les points de vente habituels à partir du jeudi 25 janvier 2024, et également en version numérique.

"Mélancolie". Ce n’est qu’au XIXe siècle que ce terme ancien désignant les troubles de l’humeur et pathologies de la tristesse revêtit une véritable dimension médicale. Quand on pense que, jusqu’au XVIIIe siècle, ceux que l’on qualifie aujourd’hui de dépressifs étaient communément enfermés dans des asiles, que de chemin parcouru !

20 % des malades résistent aux traitements classiques contre la dépression

Au XXe siècle, on commença à parler de "dépression". Il y eut un vrai tournant à partir des années 1950 quand est apparue la prise en charge médicamenteuse, accompagnée d’une panoplie de psychothérapies toujours plus large. Par la suite, les pratiques vont s’affiner, et l’apparition du Prozac et d’autres médicaments ciblant la sérotonine marqua les années 1980.

Depuis, l’association psychothérapie et médicaments reste l’option de choix, car leurs effets sur le cerveau sont de mieux en mieux connus. Pourtant, 20 % des malades résistent aux traitements. Heureusement, comme le montre le dossier que nous vous proposons ce mois-ci, de nouvelles pistes se dessinent.

Ne dites plus "dépression" mais "troubles du spectre de l’humeur"

Tout d’abord, les médecins concèdent aujourd’hui que parler de dépression comme d’un trouble homogène est une erreur. Il faut préférer la désignation "troubles du spectre de l’humeur" (p. 50). Une formulation certes plus complexe mais qui porte en elle la pluralité des cas et donc la nécessaire adaptation de la prise en charge.

Parmi les nouvelles solutions : des traitements psychédéliques. Apparus dans les années 1960, ils font leur grand retour avec toute la prudence nécessaire au regard de leurs propriétés hallucinatoires. La stimulation magnétique du cerveau donne également des résultats prometteurs.

Et, outre la voie médicamenteuse et celle des psychothérapies, une troisième voie de prévention et d’accompagnement est aujourd’hui solidement documentée : l’importance d’adopter un mode de vie sain (p. 56). "Il n’y a pas de fatalité génétique",[...]

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