Ecoles, transports, Métropole: pourquoi Emmanuel Macron revient déjà à Marseille

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Le président Emmanuel Macron au Palais du Pharo, le 2 septembre 2021 à Marseille - Guillaume HORCAJUELO © 2019 AFP
Le président Emmanuel Macron au Palais du Pharo, le 2 septembre 2021 à Marseille - Guillaume HORCAJUELO © 2019 AFP

Une ville qu'il aime "infiniment", avait-il déclaré à la revue Zadig en mai dernier. Emmanuel Macron est attendu à Marseille ce vendredi en fin de journée, pour un déplacement de moins de 24 heures, un mois et demi après s'y être rendu le 2 septembre pour dévoiler la teneur de son plan "Marseille en grand".

Cette visite automnale consiste en un premier point d'étape du plan de renaissance consacré à la deuxième ville la plus peuplée de France, "une des plus pauvres et des plus vibrantes", déclarait Emmanuel Macron à Zadig. Entretien au cours duquel il décrivait "une ville extraordinairement attachante" dans laquelle cohabitent de très fortes inégalités, où "néanmoins une identité unique se trame dans l'oeil de la Bonne Mère".

Ce vendredi, la situation marseillaise sera au menu d'un dîner à la préfecture, où Emmanuel Macron s'attablera avec le successeur socialiste de Jean-Claude Gaudin, Benoît Payan, ainsi qu'avec Martine Vassal, présidente Les Républicains (LR) de la métropole d'Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, qui était aussi candidate aux municipales.

Des responsables des collectivités locales et représentants de l'Etat sont également conviés. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault ainsi que le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici seront présents, indique Politico.

Les écoles au coeur des discussions

Le 2 septembre dernier, Emmanuel Macron avait annoncé le déblocage d'un plan évalué à 1,5 milliard d'euros, notamment pour le logement et les transports. Avaient aussi été particulièrement évoquées les écoles - dont le financement ne figure pas dans cette estimation - qui défrayent régulièrement la chronique du fait de leur vétusté et état de délabrement, où rats et cafards s'invitent parfois.

L'un des objectifs à date de cette deuxième visite était d'avoir fixé une liste des établissements scolaires prioritaires pour la réhabilitation. Selon La Provence, une liste de 174 établissements a été arrêtée, sur les 474 structures scolaires dénombrées à Marseille.

Emmanuel Macron avait aussi proposé en septembre une expérimentation où 50 directeurs d'écoles pourraient eux-mêmes recruter les enseignants. Selon La Provence, 62 dirigeants d'établissements se sont portés candidats. La présente visite sera aussi l'occasion de faire le point sur ces écoles "laboratoires".

Réorganisation de la Métropole

Auprès de l'Agence France-Presse (AFP), l'entourage d'Emmanuel Macron se félicite de "l'avancée des principaux chantiers" et croit savoir que la réunion prévue au dîner ce vendredi permettra d'affiner le calendrier. Outre les écoles, l'insertion des jeunes et l'évolution de l'organisation métropolitaine, condition du déblocage du plan, font partie des travaux en cours.

"Nous devons financer pour débloquer la situation, (...) mais à la condition qu'on règle les problèmes d'organisation et de gouvernance. Sinon, je ne mets plus d'essence dans le système", avait averti Emmanuel Macron en septembre.

Les événements survenus ces dernières semaines à Marseille ont appuyé sur ce dernier point institutionnel. Confrontée à une grève des éboueurs, la ville a vu s'échouer sur ses plages de nombreux déchets et détritus chariés par les eaux, après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la commune. Ce qui a donné lieu à une vive passe d'armes entre municipalité et Métropole, compétente pour la gestion des déchets.

Benoît Payan avait exhorté à "mettre de l'ordre dans les compétences pour que Marseille retrouve sa souveraineté". Ce à quoi Martine Vassal avait répliqué que l'édile faisait "son peuchère" et qu'il savait depuis "des mois" qu'elle octroierait "les compétences de proximité qu'il souhaite".

Ce jeudi, Martine Vassal avait assuré qu'un "consensus" s'était dégagé au sein de la structure pour lancer la réforme. "Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement, qui doit changer la loi" pour cette structure qui regroupe 92 commune, créée en 2016, mais "mal née et trop boulimique depuis sa création" selon la dirigeante LR.

Au programme du dîner de ce vendredi figurera aussi le chantier des transports, qui a pour but de désenclaver les quartiers nord de la ville, les plus pauvres de la cité, en proie notamment à des violences et au trafic de drogue.

Congrès des pompiers

Emmanuel Macron terminera son déplacement marseillais samedi en assistant au 127e congrès national des pompiers, qui se tient depuis mercredi à Marseille. Une rencontre au cours de laquelle le chef de l'Etat échangera avec les responsables des soldats du feu.

Cette semaine, Benoît Payan a déclaré attendre de cette visite une issue "fructueuse". "Maintenant on attend un 'go'", a fait valoir l'édile ce vendredi sur France 2, qui souhaite une "décision" sur le montant de l'aide étatique. Martine Vassal a de son côté indiqué avoir "beaucoup d'espoir et d'optimisme". Une troisième visite présidentielle est attendue en février à Marseille.

Article original publié sur BFMTV.com

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