Une droite gaulliste pour rendre sa grandeur à la France

Par William Thay et et Emeric Guisset
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Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte en Polynésie française en septembre 1966.
Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte en Polynésie française en septembre 1966.

Georges Pompidou annonçait le décès du général de Gaulle par une formule restée célèbre : « La France est veuve. » Depuis 50 ans, l'homme du 18 juin n'a toujours pas été remplacé pour proposer un nouvel horizon pour le pays. Le constat formulé pour la France vaut également pour la droite qui peine à trouver un espace politique entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Pour proposer une offre d'alternance, la droite doit redevenir gaulliste en proposant un projet réformateur, disruptif et préoccupé par l'intérêt national sans avoir peur de recevoir des procès en « nationalisme » ou « populisme ».

Une nouvelle ère conflictuelle

Le monde entre dans une nouvelle ère marquée par deux grandes mutations : une nouvelle donne géopolitique marquant le retour des États-puissances, un changement de paradigme économique, le tout ponctué par une crise sanitaire qui accélère les mutations en cours. Sur le plan géopolitique, la menace endogène et exogène du terrorisme islamique conduit à la nécessité d'un État fort avec a minima une influence régionale. Au-delà du combat contre le fanatisme religieux, nous assistons à la résurgence d'anciens empires comme puissances régionales. L'Iran, la Turquie, la Chine ou encore la Russie illustrent parfaitement ce mouvement de fond. En voulant renouer avec leur puissance d'antan, ces puissances ont réorienté leur système politique et leur économie au service de leur volonté de grandeur.

Cette nouvelle géopolitique conflictuelle s'accompag [...] Lire la suite