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Droit du sol à Mayotte : et si Macron dégainait un référendum ?

Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse, le 1er février 2024.  - Credit:JOHANNA GERON / X07006 / REUTERS
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse, le 1er février 2024. - Credit:JOHANNA GERON / X07006 / REUTERS

C'est le bruit qui court dans les couloirs du Parlement : et si Emmanuel Macron avait dans l'idée de consulter les Français par référendum pour réviser la Constitution, afin de déroger au droit du sol sur l'île de Mayotte, en proie à une immigration clandestine massive venue des Comores voisines et à des troubles sociaux ? Les vieux routiers de l'Assemblée nationale comme du Sénat étudient la question sous toutes les coutures depuis l'annonce choc faite, dimanche 11 février, par Gérald Darmanin. « Il ne sera plus possible de devenir français si on n'est pas soi-même enfant de parents français », a promis le ministre de l'Intérieur en visite dans le 101e département français. Une décision prise en direct avec le chef de l'État peu avant que Darmanin ne décolle pour Mayotte la veille.

Option jupitérienne en diable, le référendum aurait l'immense avantage de permettre de contourner l'hostilité de l'opposition au Parlement, phosphorent plusieurs responsables politiques. Pour adopter une révision de la Constitution par la voie parlementaire classique, il faudrait en effet récolter les trois cinquièmes des suffrages des députés et des sénateurs. Une gageure. « Le référendum fait partie de ce qui est sur la table », a du reste indiqué, ce lundi, Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté et très proche du couple Macron, sur BFMTV et RMC.

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