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Droit à l’IVG dans la Constitution : un compromis en vue ?

Gérard Larcher, président du Sénat, n'a pas apprécié qu'on lui dicte son calendrier sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution.  - Credit:XOSE BOUZAS / Hans Lucas
Gérard Larcher, président du Sénat, n'a pas apprécié qu'on lui dicte son calendrier sur l'inscription de l'IVG dans la Constitution. - Credit:XOSE BOUZAS / Hans Lucas

Quand « Royal Gégé » – le petit surnom de Gérard Larcher dans les couloirs du Sénat – pas content, « Royal Gégé » se fâcher tout rouge ! Le 23 janvier, le patron de la Haute Assemblée a surpris jusque dans son camp en faisant état de ses réticences personnelles à l'inscription dans la Constitution du droit à l'avortement. De quoi donner un sérieux coup de frein à cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron, qui semblait pourtant faire consensus depuis un compromis noué entre l'Assemblée et le Sénat sur la formulation précise de l'article unique du texte.

À la vérité, la grosse colère de Larcher constituait surtout une façon de marquer son territoire : il n'a pas du tout apprécié d'entendre la ministre des Solidarités Aurore Bergé – chargée de l'égalité hommes-femmes depuis le remaniement de janvier – annoncer mi-décembre, sans le consulter, que le Parlement se réunirait en congrès à Versailles le 5 mars pour entériner la réforme. Pour que ce soit le cas, il faudrait que le texte adopté le 30 janvier par les députés à la quasi-unanimité soit voté le 28 février dans les mêmes termes par le Sénat. Un vote conforme, dans le jargon.

La chose est rendue plus ardue par le coup de semonce de Larcher. Mécontent qu'on lui dicte son calendrier, le deuxième personnage de l'État a voulu ainsi imposer au gouvernement une navette supplémentaire entre les deux chambres, histoire de se faire respecter.

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