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Donald Trump, mad in America

Le mardi 5 novembre, les Américains éliront le successeur de Joe Biden à la Maison-Blanche et il n’est pas exclu qu’ils désignent un ancien locataire des lieux pourtant parti en très mauvais termes à l’issue de son premier mandat. Donald Trump est de retour, et il n’a toujours pas digéré sa défaite de 2020, ce qui laisse augurer un deuxième mandat – s’il devait y en avoir un – pour le moins ravageur. C’est en tout cas ce qui inquiète la presse étrangère, alors que la course à l’investiture républicaine vient à peine de commencer.

Dans l’Iowa, où il a obtenu 51 % des voix lors de la première primaire républicaine, Donald Trump n’a fait qu’une bouchée de ses deux principaux adversaires, Ron DeSantis et Nikki Haley. S’il devait remporter le New Hampshire (qui s’annonce plus serré) le 23 janvier, la suite serait sans doute une formalité. On n’en est pas là, mais plus très loin, et dans la presse américaine, depuis quelques mois déjà, la perspective d’une deuxième présidence Trump fait frémir les éditorialistes.

Dans une tribune retentissante publiée dans The Washington Post, le politologue néoconservateur Robert Kagan écrivait récemment qu’une dictature de Trump était de plus en plus inévitable. The New York Times, lui, évoque une rhétorique qui flirte avec le fascisme en reprenant les propos incendiaires du candidat républicain à l’encontre de ses adversaires politiques, qu’il n’hésite pas à qualifier de “vermine” à “éradiquer”.

“Lors des campagnes électorales qui l’ont mené au pouvoir, rappelle le journal, Donald Trump s’en prenait principalement à des cibles extérieures.” Aujourd’hui, il évoque davantage le risque d’une menace intérieure. “Si les déclarations récentes de Trump ressemblent de plus en plus à celles de leaders comme Hitler ou Mussolini, on ne peut pas tout à fait l’assimiler aux fascistes d’antan. En revanche, il affiche des similitudes avec certains autocrates actuels comme Orban, en Hongrie, et Erdogan, en Turquie”, estime le New York Times.

Donald Trump est-il aussi dangereux ? Pour les États-Unis et pour le reste du monde ? Comment la presse américaine voit-elle sa candidature ? C’est ce que nous avons voulu mesurer dans ce premier dossier consacré à la présidentielle outre-Atlantique. Nul doute qu’il y en aura d’autres.

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