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Disparition d’Émile : au Haut-Vernet, une reconstitution grandeur nature huit mois après les faits

Émile, deux ans et demi, a disparu depuis samedi 8 juillet 2023 en fin d’après-midi au Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Twitter Gendarmerie nationale Émile, deux ans et demi, a disparu depuis samedi 8 juillet 2023 en fin d’après-midi au Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

FAITS DIVERS - Aucune trace du petit garçon de 2 ans et demi depuis plus de huit mois. Alors que les enquêteurs peinent à résoudre le mystère de la disparition du petit Émile, une reconstitution des faits va être réalisée la semaine prochaine dans le hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). C’est à cet endroit qu’a été vu pour la dernière fois le petit garçon, le 8 juillet 2023, vers 17 h 15, alors qu’il participait à une réunion de famille dans la maison de ses grands-parents maternels.

Disparition d’Émile : ce que l’on sait de l’enquête six mois après

La famille du petit garçon mais également tous les habitants du village présents au moment des faits ont reçu une convocation pour reconstituer le moment de la disparition, selon les informations publiées ce mercredi 20 mars par RTL et Le Parisien. Concrètement, il s’agit de ramener sur les lieux l’ensemble des témoins, afin de vérifier leurs versions des faits.

Jusqu’à présent, l’enquête menée par la section de recherches (SR) de Marseille et du groupement de gendarmerie local n’a pas révélé de piste sérieuse. Pourtant sur la maison des grands-parents et son jardin ont été à maintes reprises fouillées de fond en comble. C’est également le cas de la totalité des 30 bâtiments composant le minuscule hameau alpin, mais aussi des voitures garées aux alentours et de la forêt voisine.

Le profil de la famille, très croyante et discrète a été étudié de près, les lignes téléphoniques ont été épluchées, chaque témoin a été interrogé indépendemment. Plus encore, des centaines de signalements envoyés à la police ont été examinés, en vain. L’enfant reste introuvable.

Cette reconstitution vise donc a trouver de nouveaux éléments pour débloquer l’enquête. Une douzaine de membres de la famille du petit Émile seront présents, y compris son grand-père, visé ces derniers jours dans la presse par des révélations concernant son passé. Le kinésithérapeute âgé de 58 ans apparaît en effet comme témoin assisté dans une affaire judiciaire de violences sur mineurs vieille de plus de trente ans.

Le passé du grand-père d’Émile refait surface

Entre 2014 et 2017, plusieurs plaintes ont été déposées pour des faits de viols, de maltraitance et d’agressions sexuelles commises par des adultes sur des mineurs au sein de la communauté religieuse de la Sainte-Croix de Riaumont, à Liévin (Pas-de-Calais), dans les années 1990. Le grand-père d’Émile était éducateur dans l’institution au moment des faits présumés. Il se faisait appeler « Frère Philippe ». Dans les colonnes du Canard Enchaîné, d’anciens élèves témoignent de son autorité et de ses punitions très sévères.

BFMTV précise que les enquêteurs qui se penchent sur la disparition d’Émile ont rapidement eu connaissance de cette affaire. « Naturellement, nous avons travaillé dessus et rapidement, nous avons compris que cela n’avait aucun lien avec la disparition de l’enfant », appuie ainsi une source qui suit l’affaire Émile depuis son début. Au moment de la disparition de son petit-fils, le grand-père était occupé à ranger des piquets dans sa voiture.

De son côté l’avocate de quinquagénaire dénonce une violation du secret de l’instruction. « Ces gens-là sont déjà cruellement frappés par ce qui leur arrive, et là, on n’hésite pas à traîner M. Vedovini dans la boue », fustige Me Isabelle Colombani auprès de RTL. Elle rappelle que son client n’est « ni suspect, ni entendu dans le cadre d’une simple garde à vue » dans le cadre de la disparition de son petit-fils.

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