Discriminations. Le tabassage à mort de Beto Freitas, révélateur d'un racisme structurel au Brésil

Courrier international (Paris)
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Les voix s’élèvent dans le pays pour dénoncer la dimension raciale de la mort d’un homme noir de 40 ans, jeudi 19 novembre, après avoir été passé à tabac par des vigiles sur le parking d’un supermarché Carrefour. Le président brésilien Jair Bolsonaro nie cependant l’existence de tout racisme.

“Jusqu’à quand les corps noirs seront lacérés impunément ?”, s’insurge un avocat spécialiste des droits de l’homme dans le journal Folha de São Paulo, suite à la mort de l’afro-brésilien João Alberto Silveira Freitas, jeudi 19 novembre. Surnommé Beto par son entourage, cet homme de 40 ans a été passé à tabac et asphyxié par des vigiles blancs dans un supermarché Carrefour de Porto Alegre, dans le sud du pays.

Pour le magistrat, ce lynchage, qui s’est déroulé la veille du Jour de la conscience noire au Brésil, est la “catharsis ultime de la violence raciale qui nous caractérise en tant que pays”, un pays “négationniste de son propre racisme”.

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Car “pour qu’un homme noir soit battu à mort”, il faut “un pays entier qui regarde la scène et ne fait rien”, ajoute-t-il, à l’instar des témoins ayant filmé l’agression et la mort de l’homme, sans intervenir.

Dans un autre article, Folha de São Paulo fait un parallèle avec le meurtre de George Floyd aux Etats-Unis, le 25 mai dernier.

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