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Mort de Thomas : Le Pen annonce une plainte contre Dupond-Moretti après une "insulte" contre le RN

Après la mort de Thomas, poignardé lors d'un bal dans cette commune de la Drôme, le sujet s'est invité à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement. Suivez notre live.

Interrogé par la députée RN Michèle Martinez sur la mort de Thomas et la condamnation
Interrogé par la députée RN Michèle Martinez sur la mort de Thomas et la condamnation "à une amende de 200€ pour port d'arme" de l'un des agresseurs présumé, le garde des Sceaux a répliqué. (Photo Miguel MEDINA / AFP)

CE QU'IL FAUT RETENIR :

  • La mort de Thomas, tué le 19 novembre à Crépol dans la Drôme lors d'un bal, devient une affaire politique, avec de nombreuses réactions à droite et à l'extrême droite.

  • Une minute de silence a été respectée à l'Assemblée nationale, où un vif échange a eu lieu entre Éric Dupond-Moretti et une députée RN. Marine Le Pen envisage une plainte.

  • Six majeurs ont été mis en examen notamment pour "meurtre en bande organisée", "tentatives de meurtre" ou "violences volontaires commises en réunion", a annoncé le parquet de Valence.

  • Dans plusieurs villes, des militants d'extrême droite ont fait des démonstrations de force. À Romans-sur-Isère, d'où sont originaires les suspects, des dizaines de membres de groupes d'extrême droite ont fait une descente pour en découdre.

  • Face à la multiplication des démonstrations de force, Gérald Darmanin annonce sa volonté de dissoudre plusieurs groupes d'extrême droite, dont la Division Martel.

Infos en direct terminées
  • Matthieu Brandely

    Marine Le Pen veut porter plainte contre Éric Dupond-Moretti

    La saillie du Garde des Sceaux contre le Rassemblement national a du mal à passer dans les rangs du parti de Marine Le Pen, dont les élus ont quitté l'hémicycle.

    La présidente des députés Rassemblement national à l'Assemblée a annonce vouloir porter plainte, dénonçant une "insulte". "Quand le ministre de la justice insulte les députés du RN, il insulte des millions de Français Nous n’accepterons pas de laisser insulter des millions de Français, a-t-elle assuré. Ça suffit maintenant."

    Interrogé par une députée RN sur la condamnation "à une amende de 200€ pour port d'arme" de l'un des agresseurs présumé, le garde des Sceaux a répliqué. "Vos propos sont incendiaires et ils amènent dans la rue des militants de l'ultradroite qui sont bien plus proches de vous que de moi !".

    Marine Le Pen annonce vouloir porter plainte contre Éric Dupond-Moretti après ses propos à l'Assemblée

  • Matthieu Brandely

    C'est la fin de ce direct, merci de l'avoir suivi. À bientôt sur Yahoo actualités pour suivre de nouveaux évènements en direct.

  • Matthieu Brandely

    Mécontent d'une réponse de Dupond-Moretti, le RN quitte l'hémicycle

    Interrogé par la députée RN Michèle Martinez sur la mort de Thomas et la condamnation "à une amende de 200€ pour port d'arme" de l'un des agresseurs présumé, le garde des Sceaux a répliqué. "Vos propos sont incendiaires et ils amènent dans la rue des militants de l'ultradroite qui sont bien plus proches de vous que de moi !". Une réponse qui a déplu aux députés RN, qui ont quitté l'hémicycle.

  • Matthieu Brandely

    "Comment ont-ils eu accès à la liste des suspects ?"

    La députée Nupes du Val-de-Marne Rachel Kéké a interrogé le ministre de l'Intérieur sur l'information révélée par FranceInfo, selon laquelle les membres de groupuscules d'extrême droite qui ont tenté de mener une ratonnade à Romans-sur-Isère, étaient en possession des noms et adresse des suspects du meurtre de Thomas.

    "L'extrême droite a instrumentalisé son meurtre, des expéditions vengeresses ont été menées. Qu'avez-vous fait pour protéger nos citoyens de ces bandes de néo-nazis ? L'heure est grave. Comment ont-il eu accès à la liste des suspects ?". Une question à laquelle Gérald Darmanin n'a pas directement répondu, évoquant la condamnation de "ces milices d'extrême droite ,d'ultra droite qui terrorisent".

  • Matthieu Brandely

    Quand l'extrême droite tente d'imposer sa vision des faits

    Que s'est-il vraiment passé à Crépol ? Quelles sont les motivations des auteurs du meurtre de Thomas, qui ont également blessé plusieurs personnes lors d'un bal dans cette commune de la Drôme ? À ces questions, les enquêteurs ne disposent pas de toutes les réponses. Pourtant, dans son récit médiatique, l'extrême droite tente d'imposer l'idée d'un racisme anti-blanc, et s'oppose à ceux qui tentent de rétablir les faits.

    Mort de Thomas à Crépol : comment l’extrême droite fait tout pour gagner la bataille médiatique

  • Matthieu Brandely

    "Des milices d'extrême droite venues pour taper des Noirs et des Arabes"

    Soumya Bourouaha (députée Nupes de Seine-Saint-Denis) déplore le manque de réactions du gouvernement face aux manifestations de groupuscules identitaires dans plusieurs villes" (...) affirmant que "notre République est en danger".

    Ce qui s'est passé dans plusieurs villes est "absolument scandaleux, et mérite une condamnation morale la plus forte, des milice d'extreme droite, venues à Romans-sur-Isère pour taper des Noirs et des Arabes", pour mettre fin au 'grand remplacement' pour reprendre leurs mots nauséabonds", répond Gérald Darmanin, rappelant que des procédures de dissolution sont en cours pour des groupuscules, notamment la Division Martel.

  • Matthieu Brandely

    Une minute de silence à l'Assemblée en hommage à Thomas

    Au début de la séance des questions au gouvernement, les députés ont observé une minute de silence pour rendre hommage au jeune homme mort poignardé lors d'un bal à Crépol (Drôme). En préambule, la présidente de l'Assemblée nationale a dénoncé "un déchaînement de violence qui a fait basculer une commune française dans l'horreur (...) il importe que justice soit rendue, la justice n'est ni la vengeance, ni la vindicte". Un sujet qui devrait également être abordé par certains députés lors de la séance.

  • Matthieu Brandely

    Une candidate Reconquête aux législatives poursuivie par la justice

    Le 24 novembre, Florence Medina, ex candidate Reconquête aux législatives dans l'Hérault (6,21%), publiait sur Facebook un post qui n'est pas passé inaperçu : "si c’est la guerre que les racailles veulent ils vont l’avoir. Dans les années 1980 il existait des ratonnades. Au risque de choquer on peut recommencer, mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armés…".

    Des propos qui ont poussé SOS Racisme à déposer plainte pour incitation à la haine raciale. Le parquet de Montpellier vient d'annoncer l’ouverture d’une enquête préliminaire, suite à ces propos, publiés après à la mort de Thomas, à Crépol.

    Montpellier : Après un appel aux ratonnades, le parquet annonce des poursuites contre une candidate aux législatives

  • Matthieu Brandely

    Passe d'armes entre Darmanin et Zemmour

    La mort de Thomas est devenu un sujet politique. Par médias interposés, Eric Zemmour et Gérald Darmanin se sont invectivés. Éric Zemmour avait mis en avant le nom de suspects dans le meurtre de Thomas, affirmant que "Gérald Darmanin a voulu cacher ces noms". Pour le ministre de l'Intérieur, ces propos sont "une insulte raciste personnelle" à son encontre. Selon lui, Zemmour a tenu ces propos parce que son "deuxième prénom est Moussa" et que "ses deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée". "Il met des gens dans des cases et ne les sort pas. Il pense qu’ils sont délinquants car étrangers (...) Je l'ai pris comme une insulte raciste à mon encontre (...) Je suis petit-fils de combattants français qui viennent d'Algérie, il ne le fait pas par hasard", assure Gérald Darmanin, qui tient à "laisser ces insinuations dans le côté nauséabond de la pensée" d'Éric Zemmour.

    Le candidat à la présidentielle 2022 a ensuite répliqué sur X.

  • Matthieu Brandely

    Que sait-on du quartier de la Monnaie dont sont originaires certains suspects ?

    Ce quartier de la Monnaie est au coeur de toutes les attentions depuis la mort de Thomas, d'où sont originaires certains suspects. La maire de la commune Marie-Hélène Thoraval (divers droite), explique sur RMC que dans le quartier d' "environ 4.500 habitants", "il y a à peu près une centaine de jeunes qui mettent un bazar pas possible, avec un groupe extrêmement dur", analyse l'édile divers droite. Dénonçant des comportements "pas entendables", elle considère que ces individus ont "décidé de faire de ce quartier une zone de non-droit".

    Mort de Thomas: la maire de Romans-sur-Isère dénonce "une culture" de la délinquance