Comment dire (ou pas) à son patron qu’on veut télétravailler depuis l’étranger ?

Photo Andrea Piacquadio/Pexels/CC

Travailler dans un autre pays pour découvrir un lieu, un mode de vie, une culture fait rêver de nombreux salariés. Depuis la pandémie, ils sont de plus en plus nombreux à sauter le pas.

En profitant d’une politique d’entreprise favorable

Aby a pu profiter de la politique de son entreprise, qui a financé son départ aux États-Unis, où elle a pu apprendre l’anglais. L’autorisation de son manager et du service RH était, selon elle, “indispensable pour organiser ses horaires de travail surtout quand il y a six heures de décalage”. Une chance.

À 45 ans, combien de mamans oseraient quitter leur petite famille pour partir à New York pendant deux mois ? Résultat : je parle et travaille désormais dans les deux langues avec une facilité déconcertante même pour moi. ”

Aby insiste sur la possibilité, avec un tel dispositif, de découvrir la culture locale.

En négociant avec son patron

Certains employeurs acceptent, eux, de voir leurs salariés travailler depuis un autre pays. Il peut s’agir d’une politique globale de l’entreprise pour l’ensemble de l’effectif ou du résultat d’une négociation individuelle. Étienne est dans le second cas. Il travaille à Burlington, dans la province canadienne de l’Ontario, pour une entreprise qui vent des équipements médicaux aux hôpitaux, mais il vit à Brockville, dans la même province. Son domicile se situe à trois heures trente de route de son bureau. Son employeur a récemment accepté qu’il travaille depuis le Mexique tout l’hiver. “Je crois que c’est un compromis super, d’autant que j’ai un bon Internet et un plan international sur mon téléphone portable !” s’enthousiasme-t-il.

Sans rien dire à son employeur

Nicolas (son nom a été changé à sa demande) est développeur web depuis huit ans. Son employeur est hostile au télétravail depuis l’étranger. Qu’à cela ne tienne, Nicolas, qui télétravaille depuis mars 2020, n’a pas hésité à partir poser ses valises et surtout son ordinateur à Barcelone et à Rome, à chaque fois pour un mois et dans le plus grand secret… À Barcelone, Nicolas partageait un appartement en plein centre-ville avec un ami en free-lance, tandis qu’il logeait seul chez l’habitant à Rome dans un quartier un peu excentré. Comme Aby, il a passé son temps libre à découvrir les lieux. “Dans les deux cas, avoir une bonne connexion était un prérequis avant la réservation”, souligne-t-il. Ces expériences lui ont apporté beaucoup :

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